Ne jamais partir perdant…

8 décembre 2008| Catégorie : Individuel, Partage

Photo de Alain BachellierLorsque nous traversons une épreuve difficile, nous avons parfois tendance à la vivre de façon parfois fataliste, parce que dès le départ nous sommes plutôt conditionnés pour repérer plus facilement le négatif plutôt que le positif, à subir plutôt qu’à vivre. C’est pourtant un exercice facile ! Bien entendu, il n’agit pas de nier une épreuve difficile, mais de changer l’ état d’esprit habituel dans lequel nous nous trouvons face à quelque chose de difficile, se demander comment vivre cette épreuve,  en la subissant ou en la surmontant ? essayez de prendre une contrainte actuelle que vous rencontrez, et transformez-là en « expérience » (et pourquoi pas en plaisir)… regardez-la sous un autre angle et posez-vous la question « comment puis-je m’y prendre ?, ou du moins, « comment m’y prendre autrement que d’habitude ? » Ne plus subir, mais vivre, surmonter, pour se grandir. Changer son état d’esprit, et laisser la place à d’autres ressentis, d’autres émotions, s’éloigner du « c’est fichu » et le remplacer par du « j’identifie le problème, je change mon état d’esprit (vous verrez, des solutions commencerons à pointer le bout de leur nez) » et actez ! Ne jamais partir perdant, et toujours chercher les ressources nécessaires pour s’en sortir, elles sont là, présentes en chacun de nous. Révélez-vous.

Pour illustrer ce modèle de pensée, une histoire :

Les Grenouilles

Un jour, deux grenouilles tombèrent dans une jatte de crème. Aussitôt, elles s’aperçurent qu’elles s’enfonçaient : impossible de nager ou de flotter longtemps dans cette pâte molle aussi épaisse que des sables mouvants. Au début, les deux grenouilles agitèrent violemment leurs pattes dans la crème pour atteindre le bord de la jatte. En vain, elles ne parvenaient qu’à barboter au même endroit en s’enlisant. Elles avaient de plus en plus de mal à remonter à la surface et à reprendre leur souffle.

L’une d’elles dit tout haut :

« Je n’en peux plus, on ne peut pas se sortir de là. impossible de nager dans cette substance. je vais mourir et je ne vois pas pourquoi je prolongerais cette souffrance. Où est l’intérêt de mourir épuisée par un effort stérile ? »

Ayant dit cela, elle cessa de s’agiter et s’enfonça rapidement et littéralement engloutie par le liquide blanc et épais.

l’autre grenouille, plus persévérante, ou peut-être plus obstinée, se dit

« Rien à faire ! Pas moyen d’avancer là-dedans ! Pourtant, même si la mort est proche, je lutterai jusqu’à mon dernier souffle. je refuse de mourir une seconde même avant que mon heure ait sonné ! »

Elle continua à s’agiter et à barboter toujours au même endroit, sans avancer d’un pouce, pendant des heures et des heures.

Et soudain, à force de trépigner et de battre des cuisses, de s’agiter et de patauger, la crème se transforma en beurre ! Surprise, la grenouille fit un bond et, patinant, arriva au bord de la jatte. De là, elle rentra chez elle en croassant joyeusement.

Source  : M Menapace

Appendre à toujours observer la situation, ne pas la subir, et les solutions pointent le bout de leur nez…

Comme toujours, vos contributions sont les bienvenues.


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