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altohumano au salon des entrepreneurs

23 février 2009 | Catégorie : Collectif, Interview, Partage

Une première vidéo de présentation d’altohumano.org aux salon des entrepreneurs, comme ça sans filet et sur le vif ! La première d’une longue série… Venez vous aussi rejoindre le collectif altohumano ! Plus d’informations à venir.



Bonjour la gentillesse !

16 février 2009 | Catégorie : Partage

La gentillesse était en couverture de Courrier International, numéro 953 du 5 février 2009.

Trois articles sélectionnés sur ce thème :

La gentillesse attribut humain le plus envié selon Rousseau car il est le meilleur indicateur de bien-être et du plaisir de l’existence.

Le mot du jour (le 14 février) sur le wikitionnaire était gentillement, coïncidence ?



Société malade : un regard

9 février 2009 | Catégorie : Partage

Voici un billet  repris du site monville.com, et que je tenais à publier également sur alto, pour faciliter les échanges et les contributions. il s’agit dans ce billet d’un point de vue personnel, qui peut ouvrir un débat, un débat constructif et fédérateur de différents points de vue.

Isabel_MonvilleNotre France va mal, et le « marché de la déprime » est en plein essor (thérapies, analyses, médicaments, psy, sophrologie,etc…) pas évident pour moi d’être objective, compte tenu de mon statut, mais je vais tout de même essayer de le rester.

Un chiffre vient encore une fois noircir le tableau : notre pays est le premier consommateur  de psychotropes et antidépresseurs, ce qui ouvre la porte à toutes les alternatives en matière de santé physique et mentale. Et c’est là qu’il faut tirer la sonnette d’alarme ! Faut-il promouvoir un état de bien-être total ? celui-ci est il possible ? envisageable ? à chacun de trouver sa réponse, rappelons tout de même que c’est justement dans des situations difficiles et inconfortables que l’on va souvent accoucher de la solution, faire renaître l’espoir et croire de nouveau que c’est possible : possible de dépasser cette situation qui nous fait souffrir, possible de trouver des ressources en nous qui vont nous faire avancer…

D’un côté on nous incite à lever le pied en matière de prise de psychotropes et compagnie, on nous dit qu’il y a d’autres alternatives, comme les médecines douces, les thérapies brèves etc… et de l’autre on nous dit de nous méfier, des charlatans, des marchands de bien-être, des vendeurs de miracles ! Il faudrait, pour accéder à un mieux-être, trouver nous même un juste milieu, mais lequel ? mais comment ?? Sommes-nous dupes ?

Elles ne sont pas nombreuses, ces personnes qui ont atteint un niveau de conscience si élevée qu’elles seules peuvent effectivement parler de connaissance du bien-être complet, car pour parvenir à ce niveau, elles ont du accéder à un détachement total pour pouvoir se changer, se transformer, et peu de gens sont prêts à cela. Nous sommes dans un monde matérialiste, nous assistons à des rivalités économiques, de nos jours pour être « accepter » il faut être rentable, compétitif et sérieux, tout cela souvent au détriment de notre bien-être justement, de notre famille, de notre vraie vie, car c’est souvent cela qu’on oublie : notre vraie vie.

Heureusement, il existe bien entendu des solutions, et je me permets ici un brin d’humour puisque le sujet est grave,  un proverbe Shadock dit « s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ! » alors sachez vous écouter, sachez vous entourer, sachez vous faire accompagner et trouvez VOTRE solution et le support de votre solution, et pour ce faire, penser à faire appel à ce qui est en vous et que personne ne pourra jamais s’approprier : votre libre-arbitre, autrement dit votre capacité à juger librement…

Notre société est soumise à l’exigence de la performance, de la prouesse et du record. D »un côté si compréhensive, de l’autre asphyxiée par le toujours plus, toujours mieux… mieux que quoi ? que qui ? Face à cette détresse générale, vient d’être lancé le « ticket-psy », (une séance de psychothérapie aux frais de son employeur) dans l’idée de ce bon vieux ticket resto (Chaud divan ! comme dirait liberation.fr) mais version moderne, version psy… De plus en plus de sociétés ont cédé à l’appel du ticket-psy (mis en place via la Médecine du Travail, confidentialité oblige). Le débat est lancé : d’un côté ceux qui voient dans cette démarche une avancée sociale, de l’autre côté ceux qui crient à l’homologation du mal-être… Et vous pour ou contre, quel est est votre avis ?



Enquête sur la perception…

6 février 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

IMLe musicien de rue était debout dans l’entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C’était un matin froid, en janvier dernier.

Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille  personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré  en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans  son petit pot.

Peu après, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant,  il a gardé sa tête tournée vers le musicien.

Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.

Personne ne l’a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n’a applaudi.

Sur plus de mille passants, seule une personne l’a reconnu.

Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C’est une histoire vraie. L’expérience a été organisée par le « Washington Post » dans le cadre d’une  enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure  inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs  musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d’autres choses passons-nous ?

Source : Laurent Bouffies

Vous pouvez voir la vidéo sur son site :

http://bluechild.blog.lemonde.fr/