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La Dépression, une maladie pour les faibles ?

23 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Partage

FAUX ! Néanmoins force est de constater que l’entourage de la personne, qu’il s’agisse de l’entourage personnel ou professionnel, reste parfois dubitatif, incrédule face à la souffrance de l’autre, mais pourquoi ?? Une des premières raisons est que les symptômes de la dépression ne se voient pas, autrement dit, rien ne permet de déceler un quelconque signe physique d’affaiblissement de la personne, qui susciterait immédiatement une attention toute particulière (pas de fièvre, de fracture…).

Les symptômes de la dépression sont souvent invisibles, la souffrance morale ne se remarque pas, du moins pas tout de suite. certains professionnels pourront en déceler les symptômes, tels que le dos vouté, le regard hagard, le manque de tonus, l’absence d’envies… c’est cela la dépression, un épuisement de nos ressources mentales.

Le pire dans tout cela, c’est que même pour la personne qui en souffre, la dépression reste souvent un mystère. Mise à part la dépression du type post-traumatique, c’est à dire celle survenant après une épreuve vécue par le personne comme traumatisante, la cause est identifiée et le travail facilité (si je peux dire), lorsque la cause n’est pas identifié, le travail peut se révéler plus difficile.

La dépression n’est pas la maladie des gens qui n’ont pas de volonté, c’est une maladie tout autant difficile à vivre pour la personne que pour son entourage. Il ne suffit pas pour guérir d’une dépression, de se prendre en charge ! La personne déprimée n’a plus de repères et se sent impuissante, arrive ensuite le sentiment de culpabilité vis à vis de son entourage. Accabler une personne déprimée serait une énorme erreur, elle n’est pas incapable de parce qu’elle le souhaite, elle ne peut tout simplement pas faire autrement ! Il faut au contraire la rassurer, l’entourer et l’encourager à demander de l’aide.  La dépression est vicieuse, elle s’installe progressivement et nous coupent de nos émotions, notre « demain » est totalement barré, obstrué… Les projets n’ont plus leur place, tout comme les envies et parfois même les besoins (manger, se laver, se lever, dormir…) Rappelons que l’absence de volonté chez une personne dépressive, a pour cause un effondrement général (psychologique et mental).

La dépression ne touche pas une catégorie de personnes en particulier, elle n’a pas de causes « sociales », culturelles, comportementales… hommes et femmes, riches ou pauvres, jeunes ou vieux…  alors évitons de coller un symptôme supplémentaire à cet état, qu’est celui de la honte, et soyons compatissants face à celles et ceux qui connaissent ou ont connu un jour un épisode dépressif…

Credit Photo Zweettooth



Les contraintes, un fardeau ?… Pas si sûr…

9 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

« L’enfer, c’est les autres » disait Sartre. Faut il prendre cette phrase au premier degré ? je ne pense pas, elle nous renvoie à autre chose, de plus subtil et pénétrant. Il ne faut pas y voir que tous nos malheurs c’est aux autres qu’on les doit.

Les autres nous font prendre conscience de qui l’on est finalement, cela grâce aux interactions. Aux autres, nous devons notre connaissance de soi et parfois, pour notre bien, un bouleversement du mode de fonctionnement qui nous est propre.

C’est dans le regard des autres que nous découvrons nos défauts, notre état émotif, ce qui est moteur en nous et, ce que nous devons parfois accepter de changer. L’enfer véritable est de devenir dépendant du regard des autres, car ce serait la prison assurée…

Les autres font donc quelquefois partie de nos contraintes quotidiennes, tout comme le métro, le temps, la météo, la voisine, le manager, mais aussi la famille, les conjoints, les enfants ! tous ces « autres » qui nous brident et nous défendent d’être réellement et profondément joyeux et jovial.

Cependant une question me taraude : la vie serait elle envisageable sans cela ? sur une île déserte et sans aucune « contrainte » combien de temps pourrions nous tenir ?? Alors laissons de côté l’île déserte et revenons à nos affaires, envisageons une manière plus agréable de vivre nos contraintes et ne nous privons pas des opportunités qui peuvent s’offrir à nous, à condition d’y regarder de plus près.

Acceptons de changer notre regard, notre perception des autres, des évènements et des choses en général. Il est impossible de vivre sans contraintes, rejeter les contraintes, c’est rejeter la Vie. Chaque épreuve, chaque obstacle rencontrés au cours de notre vie nous invitent à nous grandir chaque fois plus, à nous élever en tant qu’être humain, en tant que personne, en tant que mère, père, fils, fille, soeur, frère, ami(e)…

Après chaque difficulté surmontée nous éprouverons la joie, le bonheur… ainsi va la vie, le plus va avec le moins, le froid avec le chaud, le blanc avec le noir. Face à une épreuve, quelle qu’elle soit, apprenons en premier lieu  à accueillir, décrypter puis rassembler et ainsi éviter d’être submergés par des sentiments négatifs et limitatifs. La Vie n’est ni une lutte ni un champs de bataille, elle est énergie et souffle depuis toujours, alors VIVEZ-LA !

Credit Photo Nkzs



Réfléchissons autrement…

2 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Partage

L’approche systémique est née dans les années 50 au travers de différentes disciplines. Concernant les organisations humaines, cette approche pose le postulat que nous appartenons tous à des systèmes complexes et que nos comportements sont dictés par cet environnement.

Cela peut expliquer , par exemple, comment un individu peu motivé dans son entreprise peut développer dans d’autres sphères ( associatives, sportives, artistiques, familiales..) des capacités d’implication, de responsabilité et de performance. Ainsi donc, les humains ne sont pas définitivement ceci ou cela, mais ils répondent à des signes envoyés par leur environnement.
Changer ces signes, c’est changer leurs réponses et donc leurs comportements !

En termes pratiques, cela veut dire que ce ne sont pas nos idées, notre morale qui guident notre comportement mais ce sont nos interactions avec le système, nos relations avec notre environnement qui fabriquent ces mêmes comportements à un moment donné.

L’approche systémique considère le « Vivant » comme un système où les interactions permanentes entre les éléments de ce système influent sur le comportement de chacun et donc sur la performance, quel que soit le domaine.

Il y a maintenant longtemps que l’on étudie plus les dauphins en les mettant dans un bassin car les résultats ne donnent d’indications que sur ce que » fait un dauphin enfermé dans un bassin… »… rien de ce qui se passe pour lui dans son milieu naturel.

C’est une révolution de notre mode de pensée occidental qui tend à séparer les éléments du système pour les élucider et …crée ainsi une succession d’effets positifs ou négatifs , une suite sans fin de solutions parcellaires générant elles même d’autres problèmes…Edgar Morin parle d’une « intelligence des circonstances » afin de mesurer la portée d’une action ou d’une parole…

Ainsi nombre d’organisations souffrent du manque de vision systémique, développant des expertises de plus en plus pointues …mais sans lien réel les une avec les autres et donc n’ayant comme finalité qu’elles mêmes.

Dans les entreprises, cette approche globale et complexe ( étymologiquement, complexe veut dire « ce qui est relié ») passe par des relations transversales nécessitant des posture relationnelles de parité et non pas de compétition entre les acteurs. Ce n’est pas la posture la plus répandue dans nos organisations ni même dans l’éducation que nous avons reçue. Nous devons apprendre à le faire !

Penser global et complexe, penser de façon systémique revient à observer les relations entre les éléments du système . Ces relations deviennent déterminantes et beaucoup plus « impactantes « que les individus eux même.

Les organisations d’aujourd’hui et de demain ont et auront plus besoin d’intelligence que d’obéissance, de responsabilité partagée que de soumission. L’approche systémique considère que chaque personne est multidimensionnelle , qu’elle a une vision du monde, des avis, des opinions issues de l’environnement dans lequel elle se trouve.
Comment demander à ses collaborateurs de s’impliquer, se responsabiliser et prendre des initiatives, bref de mobiliser leur intelligence alors que cette même intelligence est si peu prise en compte lorsqu’il s’agit de leur environnement direct.
Qu’est il fait de la pensée et de la parole des personnes dans les organisations alors même qu’il leur est demandé de les utiliser encore et toujours mieux ?

L’approche systémique nous pousse à considérer chaque acte, parole et comportement par rapport à un contexte donné à un moment précis…et cela change tout dans la manière d’analyser les situations et d’y apporter des solutions.

Credit Photo Svilen001