Interview

L’invitée du jour chez altohumano : Sabine Aumaître

3 mai 2010 | Catégorie : Interview, Partage

Aujourd’hui altohumano est allé à la rencontre de Sabine Aumaître, une psychologue chaleureuse et attentionnée, dont l’approche humaine nous interpelle, dans le bon sens du terme.

Rencontre :

Sabine tu es psychologue, spécialisée dans le monde du travail et de l’adolescence… peux tu nous éclairer sur ces domaines

Oui, à la base, je suis diplômée en psychologie de l’enfance et de l’adolescence. J’ai travaillé notamment sur la question de la précocité intellectuelle. Au gré de ma pratique, j’ai élargi mon champ d’action à celui du travail en assurant notamment des accompagnements pour des publics en transition professionnelle (prise de poste, mobilité, reconversion etc.) Ces champs d’activité peuvent paraître éloignés les uns des autres, cependant la psychologie du développement a cela d’intéressant qu’elle propose une analyse des adaptations que l’individu (enfant ou adulte) opère sur les plans intellectuels, affectifs, psychosocial afin d’être en phase avec son environnement.

Ce qui me passionne c’est qu’à chaque étape, l’individu va chercher à la fois, à préserver sa cohérence (son identité) et aussi, à rester en phase avec son environnement (notamment professionnel). Ce n’est pas toujours très évident … ça se travaille, ça évolue, ça se négocie et … ma conviction est que ça en vaut la peine !

Nous le savons, c’est un sujet d’actualité, que notre société « souffre au travail », mais qu’est ce qui caractérise une souffrance au travail ?

C’est en constatant que la plupart des demandes de bilans de compétences que je réalisais s’inscrivaient dans un contexte professionnel très dégradé avec une atteinte sur la santé physique et ou psychique, que je me suis intéressée à la question. Les travaux du laboratoire de Psychologie du travail du CNAM, m’ont beaucoup éclairée. D’abord ce qui me semble important de rappeler c’est que la souffrance fait partie de la normalité ! Quand on travaille, on se confronte au réel du travail, à ce qui résiste à la maîtrise. Dans les faits : il manque toujours un ingrédient, il y a un dysfonctionnement, un retard, un imprévu …et … ça ne marche pas. Si tout était prévisible : il n’y aurait pas de travail humain, on pourrait tout automatiser. Mais c’est justement parce que le travail ne se résume pas à la prescription, qu’il est vivant, subjectif que le travailleur va faire du zèle, chercher, essayer, inventer, bidouiller qu’il va réussir.

Il y a donc 2 types de souffrance : la première « créative » dont le destin est de se transformer en plaisir et en expérience structurante et la seconde « pathogène » qui commence quand la part créative du travail s’arrête, quand les défenses individuelles et collectives ne protègent plus, et dont le destin est la maladie.

Les tableaux cliniques de la souffrance au travail ont cela de commun qu’ils renvoient à des pathologies dites de surcharges (burnout, dépression, addictions, TMS [troubles musculo-squelettiques] etc.)

Quels sont les moyens d’action pour une psychologue face à la souffrance au travail ?

Pour ma part, je propose d’analyser des situations – concrètes – afin d’aborder le travail dans sa réalité et de favoriser la prise de distance nécessaire à la réflexion et au changement souhaité. Il s’agit de recueillir des faits (par exemple en listant les tâches d’une « banale » journée de travail). Cela permet de mettre en visibilité des actions a priori « anodines » (relatives à la communication, à la gestion du temps, gestion des priorités, ajustement des « règles de métier » etc.) qui génèrent des difficultés vécues. Il s’agit ensuite de comprendre comment des difficultés apparaissent, pour comprendre aussi comment elles peuvent disparaître …

Le groupe d’analyse des pratiques professionnelles (réunissant des personnes exerçant la même profession ou faisant partie d’une même équipe), quand il est bien animé et régulé, favorise également une posture réflexive sur sa pratique, le partage de règles de métier, la reconnaissance de son travail.

A mon sens, ce qui compte c’est de préserver le « pouvoir d’agir » des personnes qui souffrent au travail. En bilan de compétences, nombreux sont les salariés qui me disent que : « c’est ça (le bilan) ou l’arrêt maladie ! ». A quand bien même la situation professionnelle actuelle n’est plus tenable à terme, ils tâchent de rester ACTEURS de leur parcours professionnels, en réfléchissant à ce qu’ils peuvent changer pour améliorer la situation en interne voire à changer de cap, à l’externe … et ce, en se restaurant narcissiquement au passage : ça ne fait pas de mal !

C’est le travail qui rend malade, ou c’est l’Homme d’aujourd’hui que ne sait plus faire face à tout ce stress et ces sollicitations professionnelles ? Qui doit-on traiter, l’individu ou l’entreprise ?

Aujourd’hui, c’est la gestion individuelle du stress et de la souffrance qui prédomine. Dans la lutte contre les « risques psychosociaux », le choix des armes se révèle souvent binaire. Soit c’est la démarche individuelle qui est privilégiée, avec un postulat du type « certains salariés sont plus fragiles, plus vulnérables que d’autres et qu’il faut les aider ». Soit c’est la démarche collective qui est mise en avant, avec un postulat selon lequel il n’y a pas de salariés malades mais que c’est le travail qui est malade et qu’il faut modifier l’organisation du travail pathogène ».

Focaliser le symptôme sur la personne dite fragile a cela de « rassurant » que les remèdes sont faciles à mettre en place à court terme, multiples, compatibles avec la « passion évaluative actuelle », visibles, relativement peu coûteux (N° verts, tickets psy, relaxation, formation sur le management etc.) Le danger est de faire la part belle à la psychologisation en faisant porter à l’individu le poids d’une situation construite socialement.

Considérer que c’est le travail lui-même qui est malade implique d’interroger l’organisation du travail, les modes de gestion, l’évaluation … cela renvoie à une démarche plus complexe, plus coûteuse, moins « barométrogadget » incluant la dimension subjective. Bien sûr il faut se méfier des approches dichotomiques. Gare au « prêt-à-penser ». Il y a, aussi un danger à considérer que tout est « la faute » à un mode de « management pathogène », que les « victimes » sont passives. Les salariés sont actifs, font partie prenante de l’organisation du travail. Les traiter comme des « victimes » est simpliste, ne les « soigne » pas, n’arrange rien au niveau de l’organisation, évacue leur responsabilité et nuit à l’expression de leur pouvoir d’agir … La responsabilité est, de mon point de vue, partagée.

Tu as plusieurs domaines d’activités puisque tu réalises également des bilans de compétences, bilans, scolaires etc… peux-tu nous en dire plus ?

Oui, bien sûr. Dans le cadre de mes consultations en cabinet à Paris 14ème, je réalise des bilans pour enfants et adolescents : soit pour faire le point sur le mode de fonctionnement intellectuel et aider à mieux vivre la scolarité en favorisant les apprentissages, soit pour aider à l’orientation scolaire (quelle filière privilégier ? quelle voie professionnelle ? où s’inscrire ? quel projet d’étude ou projet professionnel correspond le plus ?).

Par ailleurs, je travaille en indépendante pour des cabinets et au gré des opportunités, je suis amenée à faire : du bilan de compétences, de l’outplacement, du « coaching » ou plutôt de l’accompagnement à la prise de poste.

Sabine Aumaître en 3 tags, cela donne quoi ?

Chercher – Trouver – Occuper sa place dans la Cité … Ce sont les tags de mon blog : http://sabineaumaitre.hautetfort.com/

Pour te rencontrer, comment fait-on ?

C’est très simple : http://psychologue-travail.fr/contact/

A bientôt !

Merci à Sabine pour cette conversation.



Conversation avec Aude Roy

17 février 2010 | Catégorie : Collectif, Interview

Aude RoyAujourd’hui alto s’est rendu chez Aude Roy, Coach en Image, mais surtout femme de cœur, tournée vers les autres, vous, moi, le monde ! J’avais prévu 1 heure d’entretien, je suis restée 2 heures… et ça je ne sais pas si elle l’avait prévu, elle… Éclairage sur le Coaching d’Image :

Aude, lorsque vous intervenez, votre prestation concerne la personne en elle-même ou bien est-elle en rapport avec une situation ?

Effectivement, une personne peut ne pas se sentir à la hauteur face à une situation nouvelle, cela peut être être sur un plan professionnel (changement de fonction), ou bien personnel (en rapport avec une rupture, quelle que soit la rupture : divorce, remise en question, une femme qui a eu des enfants qui ont grandi et qui cherche à reconquérir sa féminité etc…) en fait je vais donc toujours m’arrêter sur des choses profondément intimes.

Que trouve-t-on dans votre boîte à outils ?

Lorsque j’interviens, je dois disposer de l’outil approprié, j’ai donc recours à l’Analyse Transactionnelle (AT), à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), au Dialogue Intérieur (DI) j’adore le DI ! Mais j’utilise tout autant mes yeux, ma tête et mon cœur…

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Dialogue Intérieur

C’est très Jungien ! c’est « aller cherchez ses multiplicités intérieures et les accepter, savoir les utiliser » donc c’est tout à fait passionnant et cela me permet de travailler sur des problématiques un peu plus graves comme il peut m’arriver d’en rencontrer… (plus d’informations ici Dialogue Intérieur)

Est ce que l’on est finalement «préparer» lorsque l’on fait la démarche d’aller voir un Coach d’Image ? Je dis préparer car finalement, lorsqu’on pense coach d’image on peut penser «relooking» ce qui n’a rien à voir…

Bien sur que non ! En grande partie, et cela est du à la médiatisation du concept, c’est le relooking avant/après, nous sommes là dans un «j’habille le corps»… c’est très intéressant et très amusant à faire, mais ce n’est pas la partie que je préfère, ce que je préfère moi c’est faire fleurir à l’intérieur, réconcilier l’être et le paraitre, avoir une congruence entre ce que je suis, ce que je sais faire et ce que je montre et ce que l’autre voit de moi aussi, ce qui n’est pas forcément ce que je suis donc nous allons essayer d’aller travailler tous ces aspects là, c’est un travail qui me passionne et qui est passionnant ! Et j’ai donc des problématiques très variées, pas mal de personnes qui sont en questionnement sur leur vie, tout comme dans n’importe quel coaching en somme ! Mais nous allons l’aborder sous un autre angle, sans que cela reste superficiel.

Aude, il arrive que les prestations de coaching soient commandées par l’entreprise pour un de leur manager, donc ce n’est pas la personne elle-même qui est dans une démarche de changement…à partir du moment où les personnes intègrent que le coaching qu’ils feront avec vous ne se fera pas seulement sur la «vitrine», mais qu’il porte aussi sur leur identité, à la fois interne et externe, restent-ils enthousiastes ?

Toutes mes interventions sont explicitées. Je donne à mon client toutes les explications nécessaires, mon client sait jusqu’où on va aller chercher et savent eux-mêmes jusqu’où ils sont prêts à aller. Si la confiance est là les gens vont jouer le jeu, car au delà de l’intérêt professionnel ils y trouvent également un intérêt personnel, et c’est le plus souvent ce qu’il se passe !

Peut -on appliquer le coaching d’image à l’ensemble d’une équipe ?

Oui bien sur, on peut même faire beaucoup plus puisque j’ai travailler sur l’image des caisses Carrefour pour la France ! Les valeurs d’une entreprise se transmettent autant par son image en tant qu’entreprise, mais également par le biais de ses salariés. C’est un travail qui se fait sur la communication. C’est aussi faire accepter la diversité des vendeurs et des vendeuses, quels qu’ils soient, au sein de l’entreprise.

Vous êtes également synergologue, en quoi cela consiste ?

J’utilise la gestuelle comme mode d’écoute visuelle, donc je ne fais pas de comportementalisme, même si j’utilise la PNL en coaching, mais uniquement sur un mode de communication, j’utilise plus favorablement la synergologie, qui n’est valable que si la gestuelle est inconsciente. La synergologie est utilisée en criminologie au Canada, c’est si vous voulez une façon de lire l’autre, dans sa gestuelle, cela se fait en vidéo, avec une personne qui va prendre conscience de sa gestuelle en se regardant, mais si elle est en communication je lui demande de ne plus être avec elle même mais d’être avec l’autre et de bénéficier de ce qu’elle a retiré pour apprendre à «écouter avec les yeux»

Et de vous à moi, il y a des gestes négatifs qu’il faut à tout prix éviter ?!

Non il n’y a pas de geste négatif ! Mais en tant que coach je ne suis absolument pas dans le jugement ni dans le «il faut» ou «il ne faut pas», je suis plutôt dans le «qu’est ce que vous voyez, percevez de vous ?

Alors les bras croisés, les jambes croisées… c’est permis ?!!

Je dirais qu’il s’agit de paléontologie gestuelle, parce que cela ne tient pas compte de nos différences cérébrales, et donc croiser les bras ne veut pas obligatoirement dire que nous sommes fermés, de même que croiser les jambes n’est pas non plus de la fermeture, pour certaines femmes c’est une façon d’être élégante !

Combien de séances seront nécessaire pour une telle prestation ?

Cela va dépendre du budget, en fonction du budget et de l’objectif, nous allons ensemble avec le client déterminer le nombre de séances qui convient.

Travaillez-vous également sur l’image d’une société ?

Je travaille sur les personnes qui travaillent dans la société ! Parfois bien entendu je vais travailler en binôme avec la personne ou l’équipe qui travaille sur l’image d’une société, mais toujours du côté des personnes ! Nous allons travailler ensemble sur l’entreprise mais dans sa globalité : l’image, la marque, les personnes… toujours dans une réelle harmonie et congruence.

Quand il s’agit d’équipe, comment se déroulent les séances ?

Il s’agit de formation sur des ½ journées, avec un maximum de 8 personnes.

Et à ces 8 personnes vous allez leur expliquer, en tenant compte de la morphologie de chaque participant et de leur «style», comment se maquiller, s’habiller etc… ?!

Je n’explique pas car j’insiste : je ne suis vraiment pas dans le conseil ! Je suis en coaching, donc je fais dire, je fais prendre conscience. Le conseil m’intéresse très peu, et puis il n’y a pas de pérennité dans le conseil, enfin selon moi. Bien entendu je leur donne des outils, toujours en les faisant prendre conscience ! Je suis vraiment rentrée dans le coaching, je suis presque née avec cette façon de faire, parce que je trouve que c’est quelque chose de plus pérenne. Lorsque je suis sur le terrain et que je forme des équipes, je vais aussi faire en sorte de leur faire accepter les différences, les spécificités et l’importance de leur fonction au sein de l’entreprise, les revaloriser, revaloriser leur image etc… il s’agit à la fois de leur image interne et externe, et je leur fais faire, sans jamais faire à leur place ! Pour les femmes je vais leur faire prendre conscience de leur féminité, de leurs ressources, afin de les valoriser, bien entendu pour les hommes mon approche va être différente ! Je vais essentiellement travailler avec eux sur la relation entre la fonction, le secteur, leur représentativité, leur exemplarité et leur image, et donc l’image de l’entreprise.

Est-ce fréquent de constater une sorte de décalage entre la personne et la fonction qu’elle occupe ?

Oui parfois il y a un réel manque d’adéquation entre la fonction et l’image, un manque de représentativité aussi, cela peut être aussi dans le management, un défaut d’exemplarité qui va être matérialisé par une image inadéquate, ou un comportement.

Et lorsqu’il s’agit de comportement, celui-ci est il facilement décelable ?

Pas toujours chez le coaché lui-même, cela est bien souvent décelé par un N+1, mais c’est aussi mon travail que de savoir déceler ce qui ne se voit pas de prime abord ! La peur de la prise de responsabilités par exemple, il y a toute cette partie très mouvante de savoir que «je me dirige vers l’inconnu, alors dois-je m’agripper à ce que je connais déjà», c’est sur cette partie un peu informe que je vais intervenir, et c’est tout à fait passionnant car ce n’est pas autre chose que l’image ! Je vais donc aider la personne à prendre ses marques et à rentrer dans sa nouvelle fonction.

Alors mon Image c’est mon attitude, ma posture, mes vêtements, mes cheveux… à partir de là vous avez les éléments pour faire avancer ?

Oui bien sûr ! Tout cela fait partie de ce que vous êtes et de qui vous êtes ! Cela me permet d’avoir tout un tas d’information sur vous, pas votre look, mais VOTRE image, significative de votre parcours, de vos valeurs…

Une personne peut elle être victime de son image ?

Oui bien sur, elle peut se rendre compte que ce qu’elle renvoie de par son image, n’est pas ce qu’elle est réellement, mais elle ne sait pas comment construire une nouvelle image ni par quel bout commencer, et c’est là que mon travail prend forme.

Lorsque l’on vient vous voir, vous établissez un «plan d’action», à partir de quoi ?

Oui bien sur notre collaboration va être contractualisée, ensemble nous posons les objectifs, définissons le nombre nécessaire de séances pour les atteindre, je demande également un travail sur la construction de l’image de la personne, son histoire, ses valeurs, parfois certains clients m’apportent des photos… je vais également faire compléter un questionnaire, qui sera le bilan d’image de la personne et à partir duquel le travail peut commencer.

Le résultat est immédiat ?

OUI c’est immédiat, souvent extraordinaire, parce que parfois au départ il y a de l’appréhension, qui au fur et à mesure laisse la place à la transformation concrète, réelle et positive !

Aude vous venez du monde de la haute couture, parlez-nous de vous

J’ai vu les plus belles femmes du monde, les plus grands artisans de la haute couture, une vie extraordinaire… jusqu’au jour où j’ai donné la vie et je me suis dis qu’il était temps pour moi de ne plus travailler 20 heures sur 24, mais j’ai voulu transmettre cet héritage, cette passion, et venant d’un monde où l’image est reine, j’ai eu envie de partager mes connaissances, et de fil en aiguille, je suis devenue coach d’image, formatrice, j’ai fondé une association… toujours reliée à cette spécificité d’identité, savoir qui l’on est, et comment se présenter à partir de qui nous sommes, c’est assez extraordinaire ! Un de mes premiers clients, était à Mantes la Jolie, au Val Fourré, je suis donc passé directement de la rue du Faubourg St Honoré au Val Fourré, cela a été une secousse incroyable et je me suis juré que je garderai toujours la diversité dans ma façon d’exercer mon métier, et c’est toujours le cas aujourd’hui, je peux aussi bien travailler avec un directeur général qu’avec des jeunes en difficulté, j’aime le contact et le contact avec le monde, quel qu’il soit : intégration, diversité, parité, toutes ces problématiques très actuelles. Tout n’est pas monolithique, heureusement !

Merci Aude pour  ce moment en votre très agréable compagnie, pour ces précisions concernant le coaching d’image, pour ce partage et cet entretien absolument délicieux. Et j’en profite pour ajouter que vous êtes une personne magnifique (dans les deux sens du terme) et d’une bienveillance débordante, alors pour tout cela, encore une fois : Merci

Styliste de formation, Aude Roy a travaillé quinze ans dans le milieu de la haute couture, elle est présidente fondatrice de l’Association Française de l’Image Personnelle et Professionnelle (AFIPP), , elle accompagne les entreprises et les particuliers.

Aude est également auteur de « Donnez une bonne image de vous«   petit manuel du bon look aux éditions InterEditions

Pour toute information :
www.auderoy.com



Tête à tête avec Isabel Monville

20 octobre 2009 | Catégorie : Interview, Partage

Isabel-IntNBAujourd’hui c’est Isabel Monville qui s’est prêtée au jeu de l’interview  ! Isabel est la fondatrice du réseau altohumano, il était essentiel qu’elle puisse à son tour s’exprimer sur ce site pour nous raconter altohumano. Rencontre :

alto : Bonjour Isabel, pourquoi avoir créé altohumano ?

Isabel : Je voulais donner encore plus de sens à mon travail, en dehors de celui effectué avec mes clients. Ce qui se passait dans les 4 murs de mon cabinet, restait entre ces 4 murs, c’est toujours le cas d’ailleurs (!) mais je souhaitais aller au delà de ces têtes à têtes, de ces échanges. Créer du lien, partager avec un public plus large, communiquer de façon continue, et de manière plus intensive. Voilà le pourquoi.

Quelle est la raison d’être d’altohumano ?

J’ai toujours eu du mal à répondre à cette question ! Non pas que je ne sache pas y répondre, mais tout simplement parce qu’il est parfois difficile de donner une explication à une évidence… D’ailleurs on me le dit souvent, mon «pitch» n’est pas au point (aller je ne résiste pas à la tentation de vous donner une courte définition du pitch : mot anglais désignant la présentation verbale d’une histoire ou d’une idée. Il se compose d’ 1 ou 2 phrases maximum, afin de mieux retenir l’attention de l’interlocuteur [ou public], il doit délivrer un résumé rapide de votre projet, son déroulement, et se termine par un mot final résumant la présentation) mais je me lance : altohumano à pour but de réunir les personnes et de faciliter la collaboration, le partage, les échanges et les liens entre elles. C’est un réseau d’indépendants, professionnels du développement personnel, qui partagent les mêmes valeurs et qui accompagnent les entreprises, les personnes, à la fois sur la scène économique et personnel, dans le but de les faire «Se Révéler…» altohumano est un projet fantastique, qui invite à se trouver et à retrouver un équilibre de vie, que la société actuelle s’acharne parfois à mettre en péril.

«Se Révéler»… tu peux préciser ?

Nous avons en nous, parfois au fin fond de nous, les ressources nécessaires pour dépasser ou affronter une épreuve difficile, une période de questionnement, de changement ou de remise en cause, mais nous ne sommes pas toujours conscients de ces ressources. Je ne pense pas que l’être humain ait été créé pour souffrir. Bien sur, la souffrance est quelque chose que nous devrons connaître à un moment ou un autre de notre vie, mais elle n’est là que pour nous rappeler à quel point la vie est importante, et pourquoi nous devons toujours chercher, et trouver, ce qu’il y a de plus positif en elle. Révéler signifie faire connaître ce qui était jusque là caché, secret, autrement dit la solution est en nous, trouvons-là ! C’est aussi savoir faire émerger ses compétences, ses talents, dont on nous n’avons pas toujours conscience, car nous sommes formatés depuis l’enfance et il ne reste que très peu de place à l’enfant libre qui sommeille en nous. Pour ce faire, il est primordial d’être accompagné par une personne qui dispose de la compétence nécessaire pour réaliser, accompagner ce changement et poser un cadre.

Oui d’ailleurs, à ce propos, il existe 2 sites altohumano, quelle est la différence ?

Voici la version simplifié : l’un est gratuit, l’autre ne l’est pas ! L’un fonctionne comme un blog, l’autre comme un site classique.

altohumano.org est un lieu d’échange, un lieu où auteurs et lecteurs peuvent écrire, partager, échanger autour d’un sujet. Chaque contributeurs, qu’il soit auteurs ou lecteurs, participe à la vie du site. L’objectif est de partager les informations, les connaissances, les expériences liées au bien-être des individus, dans leur globalité. Une sorte de «journal» avec ses actualités, ses rubriques, ses auteurs… La contribution se fait par le partage des connaissances, des pratiques, des outils, et parfois, d’histoires drôles, porteuses de messages…

altohumano.com est une offre de service, orientée vers l’accompagnement des personnes et des organisations. La personne ou l’entreprise qui sollicitera altohumano.com, sera en fonction de sa demande, accompagnée «sur mesure», c’est à dire que selon l’expression de ses besoins, les intervenants seront différents. C’est aussi cela la richesse d’altohumano, combiner les personnes, les compétences et les outils pour une qualité de service idéale.

Des sites autour du développement personnel, il en existe des centaines… quel est ton point de vue sur ce sujet ?

Oui effectivement, et des écrivains aussi il en existe des centaines, des milliers, doit-on conseiller à une personne de ne pas écrire de romans sous prétexte que des milliers d’individus le font déjà ?!

altohumano est né d’un constat : en matière de développement personnel, les offres sont nombreuses, dithyrambiques, pas toujours facile de s’y retrouver. Il existe une sorte de méfiance vis à vis de notre profession, c’est pourquoi altohumano se veut ouvert, clair et facile d’accès.

Beaucoup de personnes me contactent directement pour demander un éclairage sur telle ou telle pratique, lorsque je connais la réponse, je la donne, lorsque je ne la connais pas, j’oriente vers la personne qui saura répondre, loin de tout jugement, chacun est libre de choisir.

Ce projet me trottait dans la tête depuis longtemps, je ne voulais me priver du plaisir tiré de sa réalisation, surtout lorsque l’on sait que l’être humain est fait pour tendre vers le plaisir et éviter la douleur ! Mener à termes, et continuer de mener ce projet est une de mes satisfactions personnelles quotidiennes. Je préfère avoir des remords (de l’avoir fait) que des regrets (de ne pas l’avoir fait) mais l’heure n’est ni aux remords ni aux regrets ! Ce site existe, se développe et voit croître son nombre de lecteurs et de visiteurs chaque jour, n’est ce pas là la meilleure des récompenses ?! Je reste persuadée qu’il ne faut pas essayer de résister à l’envie de construire quelque chose, altohumano est mon apport personnel au bien-être des hommes et des femmes, ma pierre à l’édifice. J’ai toujours eu le souci, mais aussi la satisfaction du travail bien fait, ce qui motive mon besoin de continuer. Confucius a dit un jour « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras plus jamais à travailler un seul jour de ta vie », partant de ce postulat, on peut dire que je ne travaille plus depuis plusieurs années !

Qu’est ce qui te fait plaisir dans la vie ?

De voir des personnes s’épanouir sous mes yeux, et se rendre capable d’atteindre leurs objectifs et une meilleure qualité de vie.
De voir des yeux pétiller de bonheur.
De croire que la coopération humaine est possible.
De consulter les statistiques de mon blog et de voir qu’elle grimpent, grimpent, et que certainement au moins une personne trouvera la réponse à une question qu’elle se posait.
De voir les personnes trouver leur but (c’est trop rare).
De voir mes enfants parler d’alto, le petit bonhomme, comme s’il était un membre à part entière de notre famille :)
et beaucoup de choses encore mais cela prendrait plusieurs pages !

Et qu’est ce qui ne te fais PAS plaisir ?

L’intolérance et les abus de confiance.
Toute forme de renoncement.
De constater que certaines personnes font preuve d’un égoïsme «no limit».
De tourner  autour du pot (perdre du temps est souvent inutile !).
De devoir dire non à mes 2 ados lorsqu’eux aussi veulent poster des commentaires sur altohumano (je sais qu’ils ne seront pas objectifs !).
Dire non, et pourtant parfois c’est essentiel.
et beaucoup de choses encore mais cela prendrait plusieurs pages !

Super, merci Isabel… quoique je pourrais t’appeler Maman ?

Je suis très touchée par ta demande alto, mais c’est de ma tête que tu es sorti… Merci à toi :-)



TEDxParis

2 juin 2009 | Catégorie : Agenda, Interview, PNL, Partage

L’édition pilote des TEDx Paris s’est déroulée le 28 mai 2009 à La Cantine.

Je vous invite bien sur à découvrir la version originale en regardant par exemple Richard St-John parler des 8 secrets du succès ou Hans Rossling dévoiler des statistiques extraordinaires. Un projet de traduction vient de commencer ce qui permet de disposer de sous-titres pour certaines des interventions présentées.

Toutes les interventions respectent les dix commandements de TED, à découvrir ici en français sur le blog de Pierre Morsa.

Le programme de l’édition pilote était organisé en trois thèmes parallèles : La révolution presse et les nouveaux media, Les technologies et les nouveaux usages, Psychologie et Sociologie. 9 projections de TED talks ont été suivies de discussions avec la soixante d’invités présents (je souhaite en être la prochaine fois !).

A découvrir donc, le site TEDxParis, le groupe FaceBook et les photos sur flickr dont les superbes mindmaps encore accrochées aux murs de la Cantine.



Rencontre avec Laurent Gabel

22 mai 2009 | Catégorie : Collectif, Interview, Partage

LaurentGabelAujourd’hui altohumano est allé à la rencontre de Laurent Gabel, un coach pas comme les autres, pour une interview riche et pleine d’authenticité.

Bonjour Laurent, tu es Coach Professionnel, peux-tu nous en dire plus sur ton activité ?

J’accompagne les organisations et les personnes qui sont dans une dynamique de changement. J’ai la conviction que chaque être humain possède sa richesse intérieure, chaque personne recèle de ressources qui lui sont propres et dont elle n’a souvent pas conscience. Je veux aider ceux qui le souhaitent à mettre en œuvre les changements dont ils ont besoin pour utiliser au mieux tous leurs talents, ceux qui sont apparents mais également ceux qui leur sont aujourd’hui cachés et que nous éveillerons ensemble, dans le respect absolu des personnes et des groupes.

Tu es également Praticien en Neuro-Sémantique, quelle est cette technique ?

La Neuro-Sémantique est une technique assez récente (du début des années 90) et qui émerge de la PNL.

Michael Hall docteur en psychologie, enseignant PNL et écrivain, développe un modèle basé sur les méta états (structures supérieures de notre pensée qui créent les représentations subjectives) qui nous amène à découvrir, explorer, modifier et structurer les niveaux hauts de notre conscience, de nos pensées et de nos émotions. Cela va permettre de développer nos ressources et bien entendu notre communication.

C’est une méthode à la fois dynamique et systémique. Le travail consiste à partir d’une situation précise, d’amener la personne à changer sa façon d’accueillir ses ressentis. Par exemple si l’on prend la critique, qui a souvent une connotation négative, on va alors transformer la signification pour permettre le changement, donner l’accès au choix, au niveau de signification du sens donné, aux choses, aux personnes, à la vie en général. C’est revisiter une situation qui a marqué (en positif ou en négatif) puis la revoir au présent, ce qui va permettre l’accès au choix et donc de pouvoir changer sa posture, en intégrant un ressenti. Cela reste un outil très ludique, par exemple on pourra mettre en place son «ininsultabilité» ! Le travail peut se faire sur l’Avant, le Pendant ou l’Après.

Tu es licencié Ensize, un outil ?

Ensize est un outil d’analyse des comportements des personnes sur le principe du modèle DISC, son concepteur William Moulton Marston, psychologue et inventeur, défini la perception de l’environnement d’une personne à partir du contexte dans lequel elle évolue (le contexte, les autres) et plus concrètement c’est la manière dont nos émotions profondes vont nous faire nous comporter dans les situations quotidiennes.

Le modèle DISC, c’est l’association des 4 émotions aux 4 couleurs primaires : le rouge, le jaune, le vert, le bleu. Voici l’acronyme DISC :

D pour DOMINANCE en rouge : capacité de réaction face aux défis ou aux difficultés.

I pour INFLUENCE en jaune : capacité à communiquer idées ou pensées dans le but d’influencer.

S pour STABILITÉ en vert : capacité à s’adapter et à répondre à au rythme environnemental dans le but de le stabiliser.

C pour CONFORMITÉ en bleu : capacité de répondre aux règles et aux codes dans le but de se conformer.

Cet outil est excellent pour l’entreprise, il ne remet pas en cause, et permet de mieux échanger et de corriger des dysfonctionnements en matière de communication !

Quelle est ta posture en tant que coach ?

Edgar Morin est une source d’inspiration pour moi : le non accès à la complexité est souvent une cause de souffrance, que l’on soit dans le domaine de l’entreprise ou dans le domaine privé. Lier les choses, ne surtout pas les compartimenter pour un accès juste et global à la réalité d’aujourd’hui.

Dans la société actuelle, notre modèle de pensée est celui de Descartes : tout doit être compartimenté, alors que cela génère des souffrances morales et psychologiques. Il faut avoir une approche qui tient compte de la globalité : si vous voulez étudier le comportement d’un dauphin et que vous le mettez dans un bassin, il va se comporter différemment que s’il était dans son milieu naturel !

Je crois à la présence que l’on met en place, dans l’instant et le présent avec la personne ou les groupes, au-delà de l’écoute active, qui est une condition intrinsèque à nos métiers, je suis présent physiquement, psychologiquement et moralement. L’instant est totalement dans l’ici et maintenant, sans projections et sans jugements, et au fur et à mesure des séances, nous notons et ressentons l’évolution, l’accomplissement.

Mon approche se fait par la relation, aussi bien au sein d’une entreprise qu’avec une personne. La relation à soi, à l’autre et au monde. Je tiens compte bien entendu des «filtres» de chaque personne, je mets la personne à l’aise. Il est essentiel qu’elle se sente libre, libre de s’exprimer et d’échanger. Le cadre est essentiel, la personne s’autorise le luxe d’être elle-même ! Elle a la liberté de s’exprimer et de donner son ressenti, dans un climat de confiance et de respect. Il n’y a pas de compétition, être soi-même, nulle notion de dominé-dominant !

Laurent, quelle est la qualité essentiel pour faire ce que tu fais ?

C’est Aimer les Autres, être utile et toujours lucide…

Comment te places-tu par rapport au «marché» ? les coachs fleurissent, comment faire la différence lorsque l’on est profane ou méfiant ?

Le coach a une fonction sociale, il se place avant le psy et après la «confession», il doit faire preuve de pertinence dans les retours positifs. Il faut aussi communiquer sur le métier de coach et son professionnalisme. Formation, Supervision, Pratique et Déontologie sont des éléments clefs qui valident des compétences et donnent plus de visibilité à toute personne sollicitant un coach. La supervision est une sécurité pour le coach et pour le client.

En tant que Président de l’antenne ICFF (Fédération de Coaching) Côte d’Azur, mon rôle est de fédérer les adhérents et les futurs adhérents, de mettre en place de groupe de travail, des groupes de pairs permettant les échanges de pratiques, des groupes d’aide à la certification et la communication autour du métier de coach.

Le coaching actuellement n’est pas une profession règlementée, être adhérent à une fédération représente un gage de sérieux et une volonté d’aller vers la reconnaissance de notre profession.

A qui s’adresse ton accompagnement ?

A la fois aux entreprises, aux personnes de l’entreprise, aux groupes et aux personnes en tant qu’individu.

J’accompagne aussi bien les managers, les dirigeants, les chefs de services, les personnes au sein d’un département ou d’une équipe, souvent ces accompagnements donnent naissance à un coaching individuel.

Et toi, comment es-tu devenu coach ?

J’ai passé 20 ans au sein d’un grand groupe international de l’hôtellerie, j’étais à la fois dirigeant de PME et cadre d’une multinationale, ce qui m’a confronté à la complexité. Puis j’ai eu accès à un coach dans mon cadre professionnel… après une réflexion profonde, j’ai pris la mesure de la puissance de cette activité. Un choix professionnel, un changement énorme et 4 ans de formation plus tard, j’étais coach !

Tu te souviens de ton tout premier client ?

Je ne pourrais jamais l’oublier, c’était moi !

Où peut on te trouver ?

Dans le sud de la France où je dirige mon cabinet de conseil Avec Vous Consulting
www.avecvousconsulting.fr

Une dernière chose que tu souhaites ajouter ?

Lorsqu’on rentre dans une démarche de coaching, même à reculons, on vient chercher quelque chose, et c’est à moi de savoir quoi donner.

Merci Laurent pour cet entretien, ta disponibilité et ton enthousiasme !

Isabel Monville pour altohumano.org – Mai 2009


NDLR : Laurent fait référence à Edgar Morin dans cet entretien, j’aimerai partager avec vous ici ces quelques lignes sur la complexité :
« La pensée de la complexité, on le voit, n’est nullement une pensée qui chasse la certitude pour mettre l’incertitude, qui chasse la séparation pour mettre l’inséparabilité, qui chasse la logique pour s’autoriser toutes les transgressions. La démarche consiste, au contraire, à faire un aller-retour incessant entre certitudes et incertitudes, entre l’élémentaire et le global, entre le séparable et l’inséparable. Il ne s’agit pas d’abandonner les principes de la science classique – ordre, séparabilité et logique – mais de les intégrer dans un schéma qui est à la fois plus large et plus riche. Il ne s’agit pas d’opposer un holisme global et creux à un réductionnisme systématique ; il s’agit de rattacher le concret des parties à la totalité. Il faut articuler les principes d’ordre et de désordre, de séparation et de jonction, d’autonomie et de dépendance, qui sont à la fois complémentaires, concurrents et antagonistes, au sein de l’univers.
En somme, la pensée complexe n’est pas le contraire de la pensée simplifiante, elle intègre celle-ci ; comme dirait Hegel, elle opère l’union de la simplicité et de la complexité, et même, elle fait finalement apparaître sa propre simplicité. En effet, le paradigme de complexité peut être énoncé aussi simplement que celui de la simplicité alors que ce dernier impose de disjoindre et de réduire, le paradigme de complexité enjoint de relier, tout en distinguant.
La pensée complexe est, essentiellement, la pensée qui intègre l’incertitude et qui est capable de concevoir l’organisation. Qui est capable de relier, de contextualiser, de globaliser, mais en même temps de reconnaître le singulier et le concret. »



altohumano au salon des entrepreneurs

23 février 2009 | Catégorie : Collectif, Interview, Partage

Une première vidéo de présentation d’altohumano.org aux salon des entrepreneurs, comme ça sans filet et sur le vif ! La première d’une longue série… Venez vous aussi rejoindre le collectif altohumano ! Plus d’informations à venir.



Personal Branding

22 janvier 2009 | Catégorie : Interview, Partage

fbrahimi

Aujourd’hui, nous nous intéressons au Personal Branding. altohumano est donc allé rencontrer Fadhila BRAHIMI, Coach d’Entreprises et Directrice Générale du cabinet FB-Associés, mais c’est surtout et aussi LA référence en matière de Personal Branding.

Fadhila, c’est quoi le Personal Branding ?

Si nous devions le traduire en français cela s’appellerait la Marque Personnelle ! Mais la faiblesse de la traduction française, laisserait penser à quelque chose de figé comme un logo, un objet, un produit sous entendu qui nous appartient voir même que l’on crée. Or, le Personal Branding est tout sauf figé. C’est comment se vivre et se promouvoir comme une marque vivante. L’idée est de faire émerger ce qui en moi est particulier, pertinent et singulier, puis de le faire partager de façon à ce que lorsqu’on pense à moi il y a des mots, des images, des valeurs qui sont de fait imprégner. Le tout au service d’un projet de vie.

Le Personal Branding c’est promouvoir sa personne comme une marque.

On entend de plus en plus parler de Personal Branding de nos jours, un phénomène de mode ?

Le nom de Personal Branding a été inventé il y a 10 ans aux Etats-Unis par Peter Montoya et William Arruda.

L’appellation est nouvelle (c’est du Marketing) notamment du fait d’une application dans le monde numérique et d’une réalité sociétale.

Ce concept n’est autre que la transposition des outils utilisés pour une société appliquée à l’individu, associés aux techniques pratiquées dans le développement personnel.

Il est ancien parce qu’en en le décortiquant, on y retrouve que des choses que l’on connaît : les principes du marketing, de la communication, de la publicité, de la vente; ainsi que la connaissance de soi, le développement personnel et professionnel, l’expression et la confiance en soi; l’identification et la valorisation des valeurs, des talents et la définition d’un projet de vie qui sont des processus utilisés dans l’outplacement…etc.

Le Personal branding, je le pratiquais déjà il y a une vingtaine d’années lorsque j’étais intermittente du spectacle. Le Web n’existait pas sous sa forme actuelle où l’individu peut s’exprimer et s’exposer. Oui, les artistes font depuis toujours du Personal Branding !

Ce qui est nouveau c’est :

Qu’il devient applicable à tous les individus dans une société de plus en plan concurrentiel, qui prône la place de l’individu en tant qu’être Unique qui a besoin de se démarquer, de vendre ses talents et de se procurer des techniques à vie pour gérer son employabilité.

Ajouté au fait que nous assistons d’un point de vue sociologique à un penchant pour la «starisation», le besoin d’affirmer sa différence et à l’explosion des outils d’expression et de visibilité sur le Web. Outils désormais à portée de tous pour véhiculer sa marque personnelle.

Et le dernier phénomène, induit du dernier est né de l’importance de plus en plus accrue d’avoir une identité numérique maîtrisée. Celle-ci implique d’autres notions comme le eRéférencement, la eRéputation, les réseaux sociaux, les blogs, etc.

A quel besoin répond le Personal Branding ?

Vivre ce que l’on est, être ce que l’on est réellement, se révéler ! Mettre en exergue sa valeur ajoutée au service d’un projet de vie ! Avant on prônait l’uniformisation, maintenant le vent a tourné.

Avant plus je me fondais dans la masse pour mieux avoir de chance de faire bonne figure en société. Maintenant je dois m’exposer, me montrer. Au risque de paraître quelconque. Le monde a changé. On a besoin de se remarquer On line et Off line (vie réelle et le web, que l’on ne peut plus ignorer) pour trouver un emploi, trouver des clients, accompagner un projet associatif, etc.

Et si je n’ai pas de projet ?

Alors la première question est : pourquoi vouloir faire du Personal Branding ???

Je ne commence jamais de Personal Branding sans mettre en place un coaching afin de définir un objectif de travail. Le Personal branding suppose un accompagnement, un coaching sur la personne pour lui permettre de se révéler. Il ne s’agit pas de créer une marque mais de permettre à la Personne d’être et d’exprimer son joyau intérieur. Il faut bien se dire que le fait d’aller voir un coach ou un consultant, traduit indéniablement une envie d’action, de changement, mais parfois ce sont les objectifs qui ne sont pas toujours clairs, l’envie de changement peut parfois être déstabilisante, d’où l’utilité de la définition d’objectifs.

Pour faire du Personal Branding, qui dois je aller voir ?

Un coach. Car il s’agit avant tout d’un accompagnement et pas de conseil à duppliquer ! Tout au moins sur la partie «définir sa marque personnelle et la vivre»..

Certains savent le faire naturellement mais on besoin d’organiser, de structurer et de se découvrir à travers un effet miroir – le reflet que va lui renvoyer le coach ou le consultant en développement personnel.

Les autres vont travailler avec des coachs pour définir leur identité (talents, valeurs, projet, univers visuel) et des spécialistes du Web pour la partie référencement par exemple. Car ils sont très rares les coachs qui peuvent faire les deux.

Mais encore une fois, le Personal Branding ce n’est pas que le référencement Web et il ne s’agit pas de construire, mais de se révéler! C’est la REVELATION de ce qu’il y a en nous. Trouver le singulier pour le mettre en valeur ! On raconte une histoire, on ne l’invente pas (vie, valeurs, slogans, couleurs = projet).

Trouve-t-on toujours chez une personne cette singularité recherchée ?

Chez une personne en elle-même oui, et non pas dans son statut. C’est en associant la personne à son projet, qu’on va à la rencontre de cette singularité ! La stratégie développée derrière, est de promouvoir, et c’est dans la promotion que les stratégies et les tactiques peuvent être différentes en fonction du projet et de l’identité de la personne. Promouvoir = marketing de soi.

Fadhila, le Personal Branding, c’est pour tout le monde ?

C’est comme le coaching, il se démocratise et se développe de plus en plus parallèlement à la notion d’identité numérique. Peut on se permettre d’être sans profil sur le Web si l’on veut se faire chasser??? .Le Personal Branding était d’abord pratiqué dans le monde artistique puis le monde sportif et politique. Avec la personnification des marques d’entreprise comme lMicrosoft – Bill Gates, Virgin – Richard Branson etc… des exemples où le PDG est devenu un média qui véhicule des valeurs, une identité très proche de celle de son entreprise. Et maintenant les indépendants, consultants, coachs, formateurs, experts, commerciaux, managers, chefs de projets, les responsables associatifs et porteurs de projets.

Quel est le « plan d’action » du Personal Branding et ses valeurs ?

Le Personal Branding doit être appliqué dans la vie réelle et dans la vie web. Les valeurs associées au Personal Branding sont l’authenticité, la sincérité, la régularité… pour encore une fois se révéler et ne pas s’inventer, et le vivre au quotidien. C’est apprendre à se présenter dans ce qu’il y a de plus prononcé chez soi, de singulier et non dans ce qui me paraît commun, on va chercher dans son «adn d’identité», tout ce qui la compose… son histoire, son héritage.

Associé à un projet, nous allons définir une stratégie et des outils de communication tous supports. Il y a pour ce faire un énorme travail pour réaliser un portfolio et tout l’environnement identitaire (image, photos, couleur, mots clefs, présentation 2 minutes…)

Ensuite vient la stratégie de développement réseau, construction et animation de communauté, présence en ligne et dans la vie réelle pour «lu, vu et entendu» de manière récurrente et cohérente.

Aurais-tu un exemple d’application du Personal Branding ?

Si vous deviez vous présenter oralement à quelqu’un, ou à un groupe en 30 secondes… quels mots allez-vous utiliser, quelle image donneriez-vous de vous, quelle émotion allez-vous mettre dans cette action, pour laisser une empreinte, que que vous voulez que l’on retienne de vous.. ? (On/réel- Off/Web).

La notion de réputation est importante, elle est en plein développement. Aujourd’hui avant même de rencontrer une personne, on va chercher à la connaître par le web, on va la «googler». Mais que va-t-on trouver sur vous? : Quelque chose qu’elle a écrit par vous ou quelqu’un d’autre ? Qu’écrivent les autres sur vous? A chacun de contrôler son image. Là, typiquement nous sommes dans le Personal Branding. Tout le monde peut en avoir besoin de manière relative, il n’y a pas forcément besoin d’avoir un blog ou un forum, mais à un moment donné dans notre vie, tout le monde aura un profil sur le web (dans un cadre professionnel, associatif, personnel…) c’est pourquoi il faut travailler à la formalisation de son identité !

Mais alors quelle différence entre le coaching et le Personal Branding ? Peut-on dissocier les deux ?

Oui, le Personal Branding c’est valoriser son identité, en la révélant et NON en la créant, la créer c’est en fait faire de la publicité pure !

Le coaching peut être utilisé par exemple pour la gestion de communication, la définition d’objectifs etc… et sans pour autant avoir un projet à mettre en place. En coaching on part de la personne dans son authenticité, en marketing pur, on peut créer l’identité.

L’accompagnement en Personal Branding, ce n’est pas créer une marque, mais révéler chez la personne ce qui peut constituer SA marque en fonction de son identité, de son histoire.

Fadhila, combien de temps pour un Personal Branding ?

Tout va dépendre de la personne et de la maturité de son projet, du temps dont elle dispose et son aisance à s’exhiber, mais également du travail à effectuer sur la profondeur de son identité. En ce qui me concerne, mon processus reste toujours le même, car je ne veux pas passer à côté de quelque chose d’essentiel face à mon client.

Fadhila, du Personal Branding, tu en fais depuis longtemps ?

Depuis toujours je crois…

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Isabel Monville pour altohumano – Janvier 2009

Pour plus d’informations sur le Personal Branding, vous pouvez vous rendre sur le site de Fadhila Brahimi, http://www.fb-associes.com/, nous la remercions pour sa disponibilité, sa gentillesse et son professionnalisme.


Webdeux Connect 11/10/08 – Personal Branding
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