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Collectif, Interview
Conversation avec Aude Roy
Aujourd’hui alto s’est rendu chez Aude Roy, Coach en Image, mais surtout femme de cœur, tournée vers les autres, vous, moi, le monde ! J’avais prévu 1 heure d’entretien, je suis restée 2 heures… et ça je ne sais pas si elle l’avait prévu, elle… Éclairage sur le Coaching d’Image :
Aude, lorsque vous intervenez, votre prestation concerne la personne en elle-même ou bien est-elle en rapport avec une situation ?
Effectivement, une personne peut ne pas se sentir à la hauteur face à une situation nouvelle, cela peut être être sur un plan professionnel (changement de fonction), ou bien personnel (en rapport avec une rupture, quelle que soit la rupture : divorce, remise en question, une femme qui a eu des enfants qui ont grandi et qui cherche à reconquérir sa féminité etc…) en fait je vais donc toujours m’arrêter sur des choses profondément intimes.
Que trouve-t-on dans votre boîte à outils ?
Lorsque j’interviens, je dois disposer de l’outil approprié, j’ai donc recours à l’Analyse Transactionnelle (AT), à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), au Dialogue Intérieur (DI) j’adore le DI ! Mais j’utilise tout autant mes yeux, ma tête et mon cœur…
Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Dialogue Intérieur
C’est très Jungien ! c’est « aller cherchez ses multiplicités intérieures et les accepter, savoir les utiliser » donc c’est tout à fait passionnant et cela me permet de travailler sur des problématiques un peu plus graves comme il peut m’arriver d’en rencontrer… (plus d’informations ici Dialogue Intérieur)
Est ce que l’on est finalement «préparer» lorsque l’on fait la démarche d’aller voir un Coach d’Image ? Je dis préparer car finalement, lorsqu’on pense coach d’image on peut penser «relooking» ce qui n’a rien à voir…
Bien sur que non ! En grande partie, et cela est du à la médiatisation du concept, c’est le relooking avant/après, nous sommes là dans un «j’habille le corps»… c’est très intéressant et très amusant à faire, mais ce n’est pas la partie que je préfère, ce que je préfère moi c’est faire fleurir à l’intérieur, réconcilier l’être et le paraitre, avoir une congruence entre ce que je suis, ce que je sais faire et ce que je montre et ce que l’autre voit de moi aussi, ce qui n’est pas forcément ce que je suis donc nous allons essayer d’aller travailler tous ces aspects là, c’est un travail qui me passionne et qui est passionnant ! Et j’ai donc des problématiques très variées, pas mal de personnes qui sont en questionnement sur leur vie, tout comme dans n’importe quel coaching en somme ! Mais nous allons l’aborder sous un autre angle, sans que cela reste superficiel.
Aude, il arrive que les prestations de coaching soient commandées par l’entreprise pour un de leur manager, donc ce n’est pas la personne elle-même qui est dans une démarche de changement…à partir du moment où les personnes intègrent que le coaching qu’ils feront avec vous ne se fera pas seulement sur la «vitrine», mais qu’il porte aussi sur leur identité, à la fois interne et externe, restent-ils enthousiastes ?
Toutes mes interventions sont explicitées. Je donne à mon client toutes les explications nécessaires, mon client sait jusqu’où on va aller chercher et savent eux-mêmes jusqu’où ils sont prêts à aller. Si la confiance est là les gens vont jouer le jeu, car au delà de l’intérêt professionnel ils y trouvent également un intérêt personnel, et c’est le plus souvent ce qu’il se passe !
Peut -on appliquer le coaching d’image à l’ensemble d’une équipe ?
Oui bien sur, on peut même faire beaucoup plus puisque j’ai travailler sur l’image des caisses Carrefour pour la France ! Les valeurs d’une entreprise se transmettent autant par son image en tant qu’entreprise, mais également par le biais de ses salariés. C’est un travail qui se fait sur la communication. C’est aussi faire accepter la diversité des vendeurs et des vendeuses, quels qu’ils soient, au sein de l’entreprise.
Vous êtes également synergologue, en quoi cela consiste ?
J’utilise la gestuelle comme mode d’écoute visuelle, donc je ne fais pas de comportementalisme, même si j’utilise la PNL en coaching, mais uniquement sur un mode de communication, j’utilise plus favorablement la synergologie, qui n’est valable que si la gestuelle est inconsciente. La synergologie est utilisée en criminologie au Canada, c’est si vous voulez une façon de lire l’autre, dans sa gestuelle, cela se fait en vidéo, avec une personne qui va prendre conscience de sa gestuelle en se regardant, mais si elle est en communication je lui demande de ne plus être avec elle même mais d’être avec l’autre et de bénéficier de ce qu’elle a retiré pour apprendre à «écouter avec les yeux»
Et de vous à moi, il y a des gestes négatifs qu’il faut à tout prix éviter ?!
Non il n’y a pas de geste négatif ! Mais en tant que coach je ne suis absolument pas dans le jugement ni dans le «il faut» ou «il ne faut pas», je suis plutôt dans le «qu’est ce que vous voyez, percevez de vous ?
Alors les bras croisés, les jambes croisées… c’est permis ?!!
Je dirais qu’il s’agit de paléontologie gestuelle, parce que cela ne tient pas compte de nos différences cérébrales, et donc croiser les bras ne veut pas obligatoirement dire que nous sommes fermés, de même que croiser les jambes n’est pas non plus de la fermeture, pour certaines femmes c’est une façon d’être élégante !
Combien de séances seront nécessaire pour une telle prestation ?
Cela va dépendre du budget, en fonction du budget et de l’objectif, nous allons ensemble avec le client déterminer le nombre de séances qui convient.
Travaillez-vous également sur l’image d’une société ?
Je travaille sur les personnes qui travaillent dans la société ! Parfois bien entendu je vais travailler en binôme avec la personne ou l’équipe qui travaille sur l’image d’une société, mais toujours du côté des personnes ! Nous allons travailler ensemble sur l’entreprise mais dans sa globalité : l’image, la marque, les personnes… toujours dans une réelle harmonie et congruence.
Quand il s’agit d’équipe, comment se déroulent les séances ?
Il s’agit de formation sur des ½ journées, avec un maximum de 8 personnes.
Et à ces 8 personnes vous allez leur expliquer, en tenant compte de la morphologie de chaque participant et de leur «style», comment se maquiller, s’habiller etc… ?!
Je n’explique pas car j’insiste : je ne suis vraiment pas dans le conseil ! Je suis en coaching, donc je fais dire, je fais prendre conscience. Le conseil m’intéresse très peu, et puis il n’y a pas de pérennité dans le conseil, enfin selon moi. Bien entendu je leur donne des outils, toujours en les faisant prendre conscience ! Je suis vraiment rentrée dans le coaching, je suis presque née avec cette façon de faire, parce que je trouve que c’est quelque chose de plus pérenne. Lorsque je suis sur le terrain et que je forme des équipes, je vais aussi faire en sorte de leur faire accepter les différences, les spécificités et l’importance de leur fonction au sein de l’entreprise, les revaloriser, revaloriser leur image etc… il s’agit à la fois de leur image interne et externe, et je leur fais faire, sans jamais faire à leur place ! Pour les femmes je vais leur faire prendre conscience de leur féminité, de leurs ressources, afin de les valoriser, bien entendu pour les hommes mon approche va être différente ! Je vais essentiellement travailler avec eux sur la relation entre la fonction, le secteur, leur représentativité, leur exemplarité et leur image, et donc l’image de l’entreprise.
Est-ce fréquent de constater une sorte de décalage entre la personne et la fonction qu’elle occupe ?
Oui parfois il y a un réel manque d’adéquation entre la fonction et l’image, un manque de représentativité aussi, cela peut être aussi dans le management, un défaut d’exemplarité qui va être matérialisé par une image inadéquate, ou un comportement.
Et lorsqu’il s’agit de comportement, celui-ci est il facilement décelable ?
Pas toujours chez le coaché lui-même, cela est bien souvent décelé par un N+1, mais c’est aussi mon travail que de savoir déceler ce qui ne se voit pas de prime abord ! La peur de la prise de responsabilités par exemple, il y a toute cette partie très mouvante de savoir que «je me dirige vers l’inconnu, alors dois-je m’agripper à ce que je connais déjà», c’est sur cette partie un peu informe que je vais intervenir, et c’est tout à fait passionnant car ce n’est pas autre chose que l’image ! Je vais donc aider la personne à prendre ses marques et à rentrer dans sa nouvelle fonction.
Alors mon Image c’est mon attitude, ma posture, mes vêtements, mes cheveux… à partir de là vous avez les éléments pour faire avancer ?
Oui bien sûr ! Tout cela fait partie de ce que vous êtes et de qui vous êtes ! Cela me permet d’avoir tout un tas d’information sur vous, pas votre look, mais VOTRE image, significative de votre parcours, de vos valeurs…
Une personne peut elle être victime de son image ?
Oui bien sur, elle peut se rendre compte que ce qu’elle renvoie de par son image, n’est pas ce qu’elle est réellement, mais elle ne sait pas comment construire une nouvelle image ni par quel bout commencer, et c’est là que mon travail prend forme.
Lorsque l’on vient vous voir, vous établissez un «plan d’action», à partir de quoi ?
Oui bien sur notre collaboration va être contractualisée, ensemble nous posons les objectifs, définissons le nombre nécessaire de séances pour les atteindre, je demande également un travail sur la construction de l’image de la personne, son histoire, ses valeurs, parfois certains clients m’apportent des photos… je vais également faire compléter un questionnaire, qui sera le bilan d’image de la personne et à partir duquel le travail peut commencer.
Le résultat est immédiat ?
OUI c’est immédiat, souvent extraordinaire, parce que parfois au départ il y a de l’appréhension, qui au fur et à mesure laisse la place à la transformation concrète, réelle et positive !
Aude vous venez du monde de la haute couture, parlez-nous de vous
J’ai vu les plus belles femmes du monde, les plus grands artisans de la haute couture, une vie extraordinaire… jusqu’au jour où j’ai donné la vie et je me suis dis qu’il était temps pour moi de ne plus travailler 20 heures sur 24, mais j’ai voulu transmettre cet héritage, cette passion, et venant d’un monde où l’image est reine, j’ai eu envie de partager mes connaissances, et de fil en aiguille, je suis devenue coach d’image, formatrice, j’ai fondé une association… toujours reliée à cette spécificité d’identité, savoir qui l’on est, et comment se présenter à partir de qui nous sommes, c’est assez extraordinaire ! Un de mes premiers clients, était à Mantes la Jolie, au Val Fourré, je suis donc passé directement de la rue du Faubourg St Honoré au Val Fourré, cela a été une secousse incroyable et je me suis juré que je garderai toujours la diversité dans ma façon d’exercer mon métier, et c’est toujours le cas aujourd’hui, je peux aussi bien travailler avec un directeur général qu’avec des jeunes en difficulté, j’aime le contact et le contact avec le monde, quel qu’il soit : intégration, diversité, parité, toutes ces problématiques très actuelles. Tout n’est pas monolithique, heureusement !
Merci Aude pour ce moment en votre très agréable compagnie, pour ces précisions concernant le coaching d’image, pour ce partage et cet entretien absolument délicieux. Et j’en profite pour ajouter que vous êtes une personne magnifique (dans les deux sens du terme) et d’une bienveillance débordante, alors pour tout cela, encore une fois : Merci
Styliste de formation, Aude Roy a travaillé quinze ans dans le milieu de la haute couture, elle est présidente fondatrice de l’Association Française de l’Image Personnelle et Professionnelle (AFIPP), , elle accompagne les entreprises et les particuliers.
Aude est également auteur de « Donnez une bonne image de vous« petit manuel du bon look aux éditions InterEditions
Pour toute information :
www.auderoy.com
Collectif, Partage
Parce que l’Erreur est Humaine
L’erreur est humaine… plaît-il ? comment ? en êtes vous certaine ?! parce qu’il me semble que non, l’erreur n’est pas humaine, en tout cas ce n’est pas ce qu’on nous apprends dans notre monde, dans notre monde, il est fortement déconseillé, voire INTERDIT de se tromper, ou bien alors nous avons là le plus remarquable des signes de faiblesse !
Et pourtant il est tout aussi naturel de respirer que de faire des erreurs et se tromper… sauf que l’on peut respirer librement, mais se tromper librement est une autre affaire. En effet, si nous nous penchons sur ce qu’il se passe dès l’enfance, on se rend compte qu’on nous inculque très tôt que « ce n’est pas bien de se tromper »; il faut faire attention, il faut s’engager à ne pas recommencer : mais quoi donc ? la même erreur ?
Personnellement, il y certaines choses que je n’ai pas réussi du premier coup, je me suis donc trompée, et pourtant j’ai recommencé, jusqu’à ce que le résultat me convienne, mais à la base, tout part d’une erreur finalement !
Il faut donc oser et être préparés à se tromper, cela va permettre d’essayer, de donner un objectif et de le rectifier si nécessaire. L’erreur ouvre grand la voie de la créativité, et que serait le monde sans créativité ?! Nous autres adultes, perdons cette capacité, la peur d’avoir tort et de se tromper domine, et nous stigmatisons les erreurs, elles sont une des pires choses que nous pouvons faire et nous devons à tout prix les éviter, même si le prix à payer est de passer à côté des choses qui nous permettent de nous réaliser.
Seulement voilà, nous n’avons pas conscience de ce phénomène, et continuons à éviter les erreurs en pensant bien faire… Je ne fais pas ici l’apologie de l’erreur, je dis juste que l’erreur est humaine, et que c’est humain d’en commettre. L’erreur va nous offrir tout un tas d’information, notamment sur la stratégie de la réussite. Edison, que je cite souvent, a dit concernant ses nombreux échecs (qu’il ne considérait pas comme des échecs) « Je ne me décourage pas, chaque tentative infructueuse qu’on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant ».
L’essentiel est de toujours garder à l’esprit que nous devons faire les choses en étant en accord avec soi-même, ses valeurs, son identité, sa personnalité… et c’est le choix qui permet cela, parce qu’on aura toujours le choix : de se tromper, de recommencer, de changer d’avis, de décider, d’attendre, d’aller etc… Le CHOIX est un outil phénoménal, c’est le choix qui va nous permettre de faire ou de subir… aussi. Se satisfaire ou se décevoir, voilà ce que permettent les choix. Vous êtes aux commande et vous pilotez votre vie, si vous ne le faites pas, les autres le feront pour vous.
Collectif, Partage
TEDx PARIS : Ils l’ont fait !!
Par une belle soirée du mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre… bon bah je ne me souviens plus de quel mois, mais c’était en 2005, donc, par cette belle soirée de ?? au coin du feu (ah ! un indice : c’était en hiver), je discutais paisiblement avec Alexis, de mes craintes sur ce que devenait le monde, sur cet égoïsme ambiant qui se répandait telle une gangrène au sein de nos foyers, en me demandant quel monde allions nous laisser à nos enfants… (brrrr ça fout les jetons des discours pareil !) et je lui ai fait part à ce moment là de mon envie de faire quelque chose, un petit quelque chose à mon niveau (ainsi est né altohumano) : unir, partager et diffuser notre savoir et nos connaissances vers les individus. Alexis me parle alors des « Ted talk » (www.ted.com) et c’est là que j’ai attrapé le virus.
Depuis, bien entendu je suis devenue une inconditionnelle de TED (c’est pour cela que de temps à autre vous retrouvez sur alto des petites vidéos issues des conférences), et je me suis dis que ce serait vraiment chouette si un jour des conférences de ce genre existaient en France… mais ce n’est pas avec des SI que l’on arrive à faire avancer les idées (bah non) et heureusement, d’autres les font avancer parce qu’ils ont la motivation, la force, l’envie et la volonté, et ils l’ont fait !!! TEDxParis c’était le 30 janvier 2010 à l’espace Pierre Cardin, et j’y étais. Le défi n’était pas facile à relever, et pourtant le résultat a été époustouflant ! Vous pourrez très bientôt découvrir la conférence en ligne sur le site TEDxParis, et si vous êtes impatient rendez-vous sur le site de Michaël d’Esprit Riche.
Et j’aimerais conclure par un gigantesque BRAVO aux organisateurs ainsi qu’aux intervenants. Je garde de cette journée le souvenir d’une infinie chaleur humaine, qui s’est propagée tout au long de l’après-midi, de partages, d’échanges, de bienveillance, sans oublier le rire qui était aussi au rendez-vous : MERCI.
TED : des idées pour changer le monde
AT, Collectif
Analyse Transactionnelle, le cursus de formation
Force est de constater qu’aujourd’hui beaucoup de personnes sont « formées » à l’Analyse Transactionnelle (si si), pour éviter tout malentendu, je voudrais revenir ici sur le cursus de formation en Analyse Transactionnelle ainsi que la pratique :
Un minimum de 4 à 6 années (didactique et supervision) est nécessaire avant de pouvoir être prêt pour une accréditation ! mais avant cela il vous faut avoir en poche un 101, et l’AT2 (compter 2 années supplémentaires…) voici le cursus complet :
AT1 : Initiation (officielle avec un examen appelé le 101) de 2 jours pour découvrir l’Analyse Transactionnelle
AT2 : Formation Théorique Avancée (compter une année pour ce cursus)
AT3 :
Didactique : apprentissage de la pratique
Supervision : accompagnement dans sa pratique (par des TSTA)
AT4 : Certification Européenne CTA (Analyste Transactionnel Certifié)
Ensuite, il est tout à fait possible de continuer afin de devenir formateur et enseigner aux CTA.
Voici maintenant les titres que vous pouvez rencontrer concernant les analystes transactionnels :
CTA : Certified Transactional Analyst
PTSTA : Provisional Teaching/Supervising Transactional Analyst
TSTA : Teaching/Supervising Transactional Analyst
Les « praticiens » ou encore « spécialistes » en Analyse Transactionnelle ne sont pas des titres reconnus par les structures officielles, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes entre de mauvaises mains, mais cela appelle au questionnement, alors n’hésitez pas à interroger votre interlocuteur sur sa formation.
Exercer en tant qu’Analyste Transactionnel requiert un cursus de formation long et rigoureux ainsi que le respect du code de déontologie édité par l‘EATA (Association Européenne d’Analyse Transactionnelle).
Il est à noter, et c’est ce qu’il y a de plaisant avec l’Analyse Transactionnelle, qu’elle a un effet réel et immédiat, autrement dit, il est tout à fait possible d’utiliser certains concepts AT dans sa pratique professionnelle, la certification étant l’aboutissement de centaines d’heures d’apprentissage et de pratique sous la supervision d’ un TSTA, mais en ayant toujours conscience de ses propres limites, l’AT étant un outil très puissant, il faut donc l’utiliser avec discernement.
L’Analyse Transactionnelle étant une Théorie de la Communication, une Théorie de la Personnalité et une Théorie de la Structure & Dynamique des Groupes et Organisations, ses concepts sont très largement utilisés dans beaucoup de métiers qui touchent l’accompagnement des personnes et des entreprises (coaching, consultants, conseil & accompagnement…). Il existe également plusieurs champs d’application :
- Organisations
- Conseil
- Éducation
- Psychothérapie
Selon le champ d’application, l’approche ne sera pas la même bien entendu, mais je m’engage à revenir très prochainement sur altohumano pour vous en dire plus sur l’Analyse Transactionnelle, alors à très bientôt !
Pour plus d’informations rendez-vous sur les liens suivants :
Atorg (école de formation)
AT, Collectif
Et si on l’ouvrait ?
Le Cadre de Référence
On peut définir le cadre de référence comme le petit «gloups» que l’on fait lorsque quelqu’un fait ou dit quelque chose qui nous dérange ou étonne… parce que cela ne correspond pas à notre façon de penser ou de faire, c’est d’ailleurs souvent à partir de là que se font les jugements.
Comment réagiriez-vous si nous nous rencontrions pour la première fois lors d’un séminaire ou pour une séance de travail et qu’en me présentant je vous prends dans mes bras et vous embrasse au lieu de vous serrer la main ?? Vous penseriez que je suis complètement allumée !! parce que mon comportement ne correspondrait en RIEN à votre cadre de référence social, qui dit que l’usage est de se serrer la main lors d’une première rencontre.
Le Cadre de Référence fournit à l’individu un ensemble cohérent de perceptions, de concepts, de sentiments et d’actions, qui lui sert à se définir lui-même, les autres et le monde, de façon structurale et dynamique. Il agit comme un filtre par rapport à la réalité.
Voici les zones impactées par le Cadre de Référence
- rôle dans la société
- sens du bien et du mal
- sens de l’esthétique
- perceptions
- façon de résoudre un problème
- rites, comportements sociaux et culturels
- les pensées, sentiments, comportements
Le Cadre de référence est un peu comme notre colonne vertébrale, à la fois notre solidité et notre fragilité. Les principes de réalité entrent dans dans le Cadre de Référence : il existe 2 réalités à la fois, celle que je vois et celle qui est réellement…
Avantages
Le Cadre de Référence structure un individu, lui donne des repères l’empêchant d’être perdu, lui permet de faire des choix rapides sans bouleversement de ses habitudes, lui donne un cadre de conduite, un sentiment d’appartenance sociale satisfaisant le besoin vital de sécurité (MASLOW), et des «zones familières de confort».
Inconvénients
- il peut parfois agir comme un filtre par rapport à la réalité
- il peut transformer la réalité pour la rendre compréhensible par l’individu. L’individu est «déconnecté» de la réalité ce qui l’empêche d’agir de manière adaptée, ce qui le limite dans son «autonomie», son développement.
Le Cadre de Référence est limité si :
- les valeurs, pensées, comportements… n’évoluent pas de génération en génération : c’est limitant quand le monde change rapidement et que l’on n’est pas programmé pour s’intéresser aux évolutions, aux différences
- les Cadres de Références sont trop éloignés (possibilité de conflits ou d’incompréhension lors des mariages mixtes)
- l’environnement est peu ouvert aux autres systèmes
- les organisations sont centrées sur elles mêmes plus que sur l’extérieur
Plus le Cadre de Référence est petit, plus il manque de contenu, plus il est grand (et c’est cela qui nous intéressent) plus il est riche de contenu et est oxygéner !
Voici quelques moyens d’élargir son Cadre de Référence
- investir d’autres modèles (changer de chemin pour se rendre là où l’on a l’habitude d’aller)
- savoir, apprendre à demander de l’aide, c’est OK de le faire, et humain !!!
- développer sa capacité de «Martien» (apprendre à voir les choses comme si c’était la première fois, sortir de ses habitudes et de sa routine)
- développer sa capacité de perception : nos capteurs !
Plus le Cadre de Référence est large et ouvert, plus nos choix d’options et de réponses sont nombreux ! La communication devient alors plus facile et améliore ainsi notre qualité de vie.
Un, deux, trois, ouvrez-le !