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Objectif : Objectif !

1 octobre 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, PNL

cible

Fréquemment, dans la mise en place d’objectif, le plus difficile réside dans le fait  de les déterminer ! Lorsque l’on désire améliorer, transformer ou changer un aspect (ou plusieurs) de sa vie, nous sommes comme bloqués, ne sachant ni par où ni comment commencer.

La première étape consiste à établir et fixer son objectif, de manière spécifique, cette étape est très importante car elle permet  de se mettre intégralement en action (corps et esprit) ! Une règle d’or : toujours formuler son objectif en termes POSITIFS (Je ne veux plus être seul devient Je veux rencontrer quelqu’un) Pour une première fois, préférez un objectif qui ne sous-entend pas une « révolution » dans votre vie, mais plutôt un changement léger, concret et réaliste, qui va vous apporter satisfaction et confiance en vous. Il s’agit d’un exercice personnel, c’est à vous de définir vos objectifs (je parle ici dans un cadre privé), ce n’est pas à votre conjoint, parents, amis ou voisins (si, cela arrive parfois). Nous devons accoucher nous mêmes de nos objectifs ! Sollicitez votre cerveau en permanence, il sera votre allié.

Ne « pensez pas à l’envers » fixez-vous sur ce que vous désirez vraiment, et non sur ce que vous ne voulez pas.

Voici une liste de questions à se poser pour chaque objectif :

  • Mon objectif est-il énoncé en termes positifs ?
  • Est il de mon ressort et sous mon contrôle ?
  • Qu’est ce qui pourrait m’empêcher d’atteindre mon objectf ?
  • Ai-je indentifier une liste d’actions à mener pour l’ atteindre ?
  • Quelle est la première action que je vais mettre en oeuvre ?
  • Existe-t-il un inconvénient à atteindre cet objectif ?
  • Mon objectif est il à court, moyen ou long terme ?
  • Est-ce que je le fais pour moi ?
  • Le résultat dépend-il de moi uniquement (c’est mieux) ?

Critères pour formuler l’objectif , il doit être :

S.M.A.R.T

Spécifique

Mesurable

Atteignable

Réaliste

Temporel

A vous de jouer, et surtout focalisez-vous uniquement sur les aspects POSITIFS !

Credit Photo Sachyn



Les contraintes, un fardeau ?… Pas si sûr…

9 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

« L’enfer, c’est les autres » disait Sartre. Faut il prendre cette phrase au premier degré ? je ne pense pas, elle nous renvoie à autre chose, de plus subtil et pénétrant. Il ne faut pas y voir que tous nos malheurs c’est aux autres qu’on les doit.

Les autres nous font prendre conscience de qui l’on est finalement, cela grâce aux interactions. Aux autres, nous devons notre connaissance de soi et parfois, pour notre bien, un bouleversement du mode de fonctionnement qui nous est propre.

C’est dans le regard des autres que nous découvrons nos défauts, notre état émotif, ce qui est moteur en nous et, ce que nous devons parfois accepter de changer. L’enfer véritable est de devenir dépendant du regard des autres, car ce serait la prison assurée…

Les autres font donc quelquefois partie de nos contraintes quotidiennes, tout comme le métro, le temps, la météo, la voisine, le manager, mais aussi la famille, les conjoints, les enfants ! tous ces « autres » qui nous brident et nous défendent d’être réellement et profondément joyeux et jovial.

Cependant une question me taraude : la vie serait elle envisageable sans cela ? sur une île déserte et sans aucune « contrainte » combien de temps pourrions nous tenir ?? Alors laissons de côté l’île déserte et revenons à nos affaires, envisageons une manière plus agréable de vivre nos contraintes et ne nous privons pas des opportunités qui peuvent s’offrir à nous, à condition d’y regarder de plus près.

Acceptons de changer notre regard, notre perception des autres, des évènements et des choses en général. Il est impossible de vivre sans contraintes, rejeter les contraintes, c’est rejeter la Vie. Chaque épreuve, chaque obstacle rencontrés au cours de notre vie nous invitent à nous grandir chaque fois plus, à nous élever en tant qu’être humain, en tant que personne, en tant que mère, père, fils, fille, soeur, frère, ami(e)…

Après chaque difficulté surmontée nous éprouverons la joie, le bonheur… ainsi va la vie, le plus va avec le moins, le froid avec le chaud, le blanc avec le noir. Face à une épreuve, quelle qu’elle soit, apprenons en premier lieu  à accueillir, décrypter puis rassembler et ainsi éviter d’être submergés par des sentiments négatifs et limitatifs. La Vie n’est ni une lutte ni un champs de bataille, elle est énergie et souffle depuis toujours, alors VIVEZ-LA !

Credit Photo Nkzs



Réfléchissons autrement…

2 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Partage

L’approche systémique est née dans les années 50 au travers de différentes disciplines. Concernant les organisations humaines, cette approche pose le postulat que nous appartenons tous à des systèmes complexes et que nos comportements sont dictés par cet environnement.

Cela peut expliquer , par exemple, comment un individu peu motivé dans son entreprise peut développer dans d’autres sphères ( associatives, sportives, artistiques, familiales..) des capacités d’implication, de responsabilité et de performance. Ainsi donc, les humains ne sont pas définitivement ceci ou cela, mais ils répondent à des signes envoyés par leur environnement.
Changer ces signes, c’est changer leurs réponses et donc leurs comportements !

En termes pratiques, cela veut dire que ce ne sont pas nos idées, notre morale qui guident notre comportement mais ce sont nos interactions avec le système, nos relations avec notre environnement qui fabriquent ces mêmes comportements à un moment donné.

L’approche systémique considère le « Vivant » comme un système où les interactions permanentes entre les éléments de ce système influent sur le comportement de chacun et donc sur la performance, quel que soit le domaine.

Il y a maintenant longtemps que l’on étudie plus les dauphins en les mettant dans un bassin car les résultats ne donnent d’indications que sur ce que » fait un dauphin enfermé dans un bassin… »… rien de ce qui se passe pour lui dans son milieu naturel.

C’est une révolution de notre mode de pensée occidental qui tend à séparer les éléments du système pour les élucider et …crée ainsi une succession d’effets positifs ou négatifs , une suite sans fin de solutions parcellaires générant elles même d’autres problèmes…Edgar Morin parle d’une « intelligence des circonstances » afin de mesurer la portée d’une action ou d’une parole…

Ainsi nombre d’organisations souffrent du manque de vision systémique, développant des expertises de plus en plus pointues …mais sans lien réel les une avec les autres et donc n’ayant comme finalité qu’elles mêmes.

Dans les entreprises, cette approche globale et complexe ( étymologiquement, complexe veut dire « ce qui est relié ») passe par des relations transversales nécessitant des posture relationnelles de parité et non pas de compétition entre les acteurs. Ce n’est pas la posture la plus répandue dans nos organisations ni même dans l’éducation que nous avons reçue. Nous devons apprendre à le faire !

Penser global et complexe, penser de façon systémique revient à observer les relations entre les éléments du système . Ces relations deviennent déterminantes et beaucoup plus « impactantes « que les individus eux même.

Les organisations d’aujourd’hui et de demain ont et auront plus besoin d’intelligence que d’obéissance, de responsabilité partagée que de soumission. L’approche systémique considère que chaque personne est multidimensionnelle , qu’elle a une vision du monde, des avis, des opinions issues de l’environnement dans lequel elle se trouve.
Comment demander à ses collaborateurs de s’impliquer, se responsabiliser et prendre des initiatives, bref de mobiliser leur intelligence alors que cette même intelligence est si peu prise en compte lorsqu’il s’agit de leur environnement direct.
Qu’est il fait de la pensée et de la parole des personnes dans les organisations alors même qu’il leur est demandé de les utiliser encore et toujours mieux ?

L’approche systémique nous pousse à considérer chaque acte, parole et comportement par rapport à un contexte donné à un moment précis…et cela change tout dans la manière d’analyser les situations et d’y apporter des solutions.

Credit Photo Svilen001



A la Recherche d’une Formule…

26 mai 2009 | Catégorie : Partage

 » 1 : On pose le cadre de la situation

2 : Le cadre devient miroir

3 : Le miroir devient fenêtre.

La personne se fait oiseau et vole ensuite de ses propres ailes. « 

cadre5A la recherche d’une jolie formule situant ma pratique de l’accompagnement, j’ai retrouvé celle exprimée par Maela PAUL, Praticienne-Chercheuse, Docteur en Sciences de l’Education, et me suis, par la même occasion, replongée dans un questionnement quasi permanent aux : psychologues, consultants, conseillers, coachs, formateurs, tuteurs, parrains etc … qui accompagnent les personnes dans des transitions … Ce que « accompagner » veut dire ?

Il n’ a échappé à personne que depuis plus de 15 ans, « l’accompagnement » fait parler de lui. Mais derrière cette étiquette verbale rassurante, qu’est ce qu’accompagner veut dire ? D’un point de vue strictement sémantique, accompagner c’est « se joindre à quelqu’un, pour se rendre où il va, en même temps que lui ».

La relation d’accompagnement respecte donc un certain nombre de caractéristiques :

- asymétrique : elle met en présence au moins deux personnes de puissances inégales

- contextualisée : elle instaure un communication dissymétrique sur fond de parité

- circonstancielle : elle répond à une situation particulière

- temporaire : elle constitue une période délimitée par un début et une fin

- co-mobilisatrice : elle sollicite un cheminement en commun

Il n’y a accompagnement que s’il y a :

- relation impliquante (et non traitement d’un dossier, résolution d’un problème)

- intersubjectivité (et non une relation où l’un est objet de l’autre

- transition : la relation d’accompagnement est instaurée à l’occasion d’un passage (et non d’un compagnonnage)

- processus : orienté vers un mieux (et pas forcément un objectif défini a priori), soutenu par un schème historique (autrui est inscrit dans une histoire), une conception du temps comme mûrissement, maturation (et non seulement optimisation de soi ou réalisation de performances).

Le travail de Maela PAUL en déployant le champ sémantique d’accompagner, met en exergue 3 registres de praxies renvoyant à des rôles à la fois spécifiques et transversaux :

- avec « escorter » : tout le registre de l’aide, l’assistance, la protection

- avec « guider » : tout le registre du conseil, de la guidance, de l’orientation

- avec « conduire » : tout le registre de l’éducation, de la formation et de l’initiation

Bien loin d’uniformiser la conception, le déploiement de ce champ sémantique permet de lire toute la pluralité des postures qu’invite l’accompagnement. L’accompagnement est pris dans une « nébuleuse » : counselling, tutorat, mentoring, parrainage, coaching, compagnonnage etc. En choisissant tel libellé, c’est tout un référentiel qui est sollicité et des valeurs que l’on met en avant. L’accompagnateur peut assumer lui aussi une pluralité de rôles lors de son action. Le dénominateur commun de cette palette large des postures de l’accompagnement reste la logique de process, autrement dit être en « déploiement » !

Pour aller plus loin :

Maela PAUL, 2004, L’accompagnement, une posture professionnelle spécifique, Paris, L’Harmattan

Crédit Photo Shed



Et la fierté dans tout ça ?

25 mai 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

Le monde de l’entreprise d’aujourd’hui n’est pas à un paradoxe près. La communication moderne, interne et externe des entreprises multiplie les messages positifs, les engagements «la main sur le cœur », les perspectives encourageantes alors que dans le même temps , elle peine àsusciter de la réelle motivation en interne pour les acteurs quotidiens.

En cette période de crise profonde, on peut ainsi se morfondre devant l’ampleur des dégâts, pointer du doigt les «méchants banquiers» , instruments du capitalisme qui ont joué aux funambules avec de l’argent virtuel…

On peut aussi, prendre un peu de recul, si on le peut , et se demander comment cette crise va transformer nos sociétés. Oui c’est vrai, les pratiques qui apparaissent aujourd’hui ne sont pas propres…au fond, rien de nouveau sous le soleil…

Nous pourrions, par exemple nous interroger sur notre responsabilité individuelle et collective dans ce qui arrive…la prédominance de l’argent…comme si l’argent expliquait tout, justifiait tout, bref, une société du »veau d’or » recréée dans laquelle nous sommes tous acteurs…

Ces dernières années dans les entreprises, seuls les chiffres avaient droit de préemption sur le reste…au nom de la logique des résultats, le rouleau compresseur s’était mis en marche, foulant du pied ,derrière des apparences «éthiques« et «transparence , l’idée même d’humanité au sein des entreprises. On ne parle que d’argent, de résultats, de performance économique et ce jusqu’au niveau de base des entreprises où les sommes faramineuses énoncées n’ont pas plus de réalité concrète qu’un voyage sur la lune…

Tout le monde (ou presque) s’est laissé griser par les chiffres, tout le monde a oublié l’aspect cyclique de l’économie qui existe depuis que la dite économie existe… pas de prudence, pas de « sens » juste des résultats…
et l’humain dans tout ça ?
et la fierté dans tout ça ?

Et si restaurer la fierté au quotidien était un des aspects les plus importants de ce que l’on appelle le développement durable ?…

Pas seulement la fierté du travail comme certains discours politiques le véhiculent mais la fierté du « sens » du travail que l’on fait, sa propre valeur en regard de compétences et de réalisation et non en regard de résultats financiers…

L’histoire – connue- qui suis illustre ce propos :

Deux tailleurs de pierre sont assis par terre et taillent leur pierre. Un homme passe par là et voit que l’un d’eux a l’air triste alors que l’autre montre joie et entrain dans sa tâche.
Il demande au premier qui semble s’ennuyer:
«que faites vous ?»
«vous voyez bien, répond l’homme triste, je taille une pierre»
L’homme se tourne alors vers l’autre tailleur de pierre qui a l’air si motivé et lui pose la même question :
«que faites vous ?»
L’autre lui répond avec lumière dans les yeux :
«je construis une cathédrale !»

Où sont nos «cathédrales» ? quels projets de «cathédrales» partageons nous au sein des organisations ? et si nous reparlions du travail, des fruits visibles et concrets du travail au lieu de ne parler que de chiffres ?

Et si nous repensions le management ?

Et si nous réfléchissions, au sein des organisations à avoir de vrais projets, de vraies ambitions où tout le monde est concerné ? Bien sûr, les résultats économiques en seraient une partie , mais plus le tout…

Et si nous investissions sur la fierté du travail bien fait et reconnu comme tel ?

Crédit photo : Craiova



Rencontre avec Laurent Gabel

22 mai 2009 | Catégorie : Collectif, Interview, Partage

LaurentGabelAujourd’hui altohumano est allé à la rencontre de Laurent Gabel, un coach pas comme les autres, pour une interview riche et pleine d’authenticité.

Bonjour Laurent, tu es Coach Professionnel, peux-tu nous en dire plus sur ton activité ?

J’accompagne les organisations et les personnes qui sont dans une dynamique de changement. J’ai la conviction que chaque être humain possède sa richesse intérieure, chaque personne recèle de ressources qui lui sont propres et dont elle n’a souvent pas conscience. Je veux aider ceux qui le souhaitent à mettre en œuvre les changements dont ils ont besoin pour utiliser au mieux tous leurs talents, ceux qui sont apparents mais également ceux qui leur sont aujourd’hui cachés et que nous éveillerons ensemble, dans le respect absolu des personnes et des groupes.

Tu es également Praticien en Neuro-Sémantique, quelle est cette technique ?

La Neuro-Sémantique est une technique assez récente (du début des années 90) et qui émerge de la PNL.

Michael Hall docteur en psychologie, enseignant PNL et écrivain, développe un modèle basé sur les méta états (structures supérieures de notre pensée qui créent les représentations subjectives) qui nous amène à découvrir, explorer, modifier et structurer les niveaux hauts de notre conscience, de nos pensées et de nos émotions. Cela va permettre de développer nos ressources et bien entendu notre communication.

C’est une méthode à la fois dynamique et systémique. Le travail consiste à partir d’une situation précise, d’amener la personne à changer sa façon d’accueillir ses ressentis. Par exemple si l’on prend la critique, qui a souvent une connotation négative, on va alors transformer la signification pour permettre le changement, donner l’accès au choix, au niveau de signification du sens donné, aux choses, aux personnes, à la vie en général. C’est revisiter une situation qui a marqué (en positif ou en négatif) puis la revoir au présent, ce qui va permettre l’accès au choix et donc de pouvoir changer sa posture, en intégrant un ressenti. Cela reste un outil très ludique, par exemple on pourra mettre en place son «ininsultabilité» ! Le travail peut se faire sur l’Avant, le Pendant ou l’Après.

Tu es licencié Ensize, un outil ?

Ensize est un outil d’analyse des comportements des personnes sur le principe du modèle DISC, son concepteur William Moulton Marston, psychologue et inventeur, défini la perception de l’environnement d’une personne à partir du contexte dans lequel elle évolue (le contexte, les autres) et plus concrètement c’est la manière dont nos émotions profondes vont nous faire nous comporter dans les situations quotidiennes.

Le modèle DISC, c’est l’association des 4 émotions aux 4 couleurs primaires : le rouge, le jaune, le vert, le bleu. Voici l’acronyme DISC :

D pour DOMINANCE en rouge : capacité de réaction face aux défis ou aux difficultés.

I pour INFLUENCE en jaune : capacité à communiquer idées ou pensées dans le but d’influencer.

S pour STABILITÉ en vert : capacité à s’adapter et à répondre à au rythme environnemental dans le but de le stabiliser.

C pour CONFORMITÉ en bleu : capacité de répondre aux règles et aux codes dans le but de se conformer.

Cet outil est excellent pour l’entreprise, il ne remet pas en cause, et permet de mieux échanger et de corriger des dysfonctionnements en matière de communication !

Quelle est ta posture en tant que coach ?

Edgar Morin est une source d’inspiration pour moi : le non accès à la complexité est souvent une cause de souffrance, que l’on soit dans le domaine de l’entreprise ou dans le domaine privé. Lier les choses, ne surtout pas les compartimenter pour un accès juste et global à la réalité d’aujourd’hui.

Dans la société actuelle, notre modèle de pensée est celui de Descartes : tout doit être compartimenté, alors que cela génère des souffrances morales et psychologiques. Il faut avoir une approche qui tient compte de la globalité : si vous voulez étudier le comportement d’un dauphin et que vous le mettez dans un bassin, il va se comporter différemment que s’il était dans son milieu naturel !

Je crois à la présence que l’on met en place, dans l’instant et le présent avec la personne ou les groupes, au-delà de l’écoute active, qui est une condition intrinsèque à nos métiers, je suis présent physiquement, psychologiquement et moralement. L’instant est totalement dans l’ici et maintenant, sans projections et sans jugements, et au fur et à mesure des séances, nous notons et ressentons l’évolution, l’accomplissement.

Mon approche se fait par la relation, aussi bien au sein d’une entreprise qu’avec une personne. La relation à soi, à l’autre et au monde. Je tiens compte bien entendu des «filtres» de chaque personne, je mets la personne à l’aise. Il est essentiel qu’elle se sente libre, libre de s’exprimer et d’échanger. Le cadre est essentiel, la personne s’autorise le luxe d’être elle-même ! Elle a la liberté de s’exprimer et de donner son ressenti, dans un climat de confiance et de respect. Il n’y a pas de compétition, être soi-même, nulle notion de dominé-dominant !

Laurent, quelle est la qualité essentiel pour faire ce que tu fais ?

C’est Aimer les Autres, être utile et toujours lucide…

Comment te places-tu par rapport au «marché» ? les coachs fleurissent, comment faire la différence lorsque l’on est profane ou méfiant ?

Le coach a une fonction sociale, il se place avant le psy et après la «confession», il doit faire preuve de pertinence dans les retours positifs. Il faut aussi communiquer sur le métier de coach et son professionnalisme. Formation, Supervision, Pratique et Déontologie sont des éléments clefs qui valident des compétences et donnent plus de visibilité à toute personne sollicitant un coach. La supervision est une sécurité pour le coach et pour le client.

En tant que Président de l’antenne ICFF (Fédération de Coaching) Côte d’Azur, mon rôle est de fédérer les adhérents et les futurs adhérents, de mettre en place de groupe de travail, des groupes de pairs permettant les échanges de pratiques, des groupes d’aide à la certification et la communication autour du métier de coach.

Le coaching actuellement n’est pas une profession règlementée, être adhérent à une fédération représente un gage de sérieux et une volonté d’aller vers la reconnaissance de notre profession.

A qui s’adresse ton accompagnement ?

A la fois aux entreprises, aux personnes de l’entreprise, aux groupes et aux personnes en tant qu’individu.

J’accompagne aussi bien les managers, les dirigeants, les chefs de services, les personnes au sein d’un département ou d’une équipe, souvent ces accompagnements donnent naissance à un coaching individuel.

Et toi, comment es-tu devenu coach ?

J’ai passé 20 ans au sein d’un grand groupe international de l’hôtellerie, j’étais à la fois dirigeant de PME et cadre d’une multinationale, ce qui m’a confronté à la complexité. Puis j’ai eu accès à un coach dans mon cadre professionnel… après une réflexion profonde, j’ai pris la mesure de la puissance de cette activité. Un choix professionnel, un changement énorme et 4 ans de formation plus tard, j’étais coach !

Tu te souviens de ton tout premier client ?

Je ne pourrais jamais l’oublier, c’était moi !

Où peut on te trouver ?

Dans le sud de la France où je dirige mon cabinet de conseil Avec Vous Consulting
www.avecvousconsulting.fr

Une dernière chose que tu souhaites ajouter ?

Lorsqu’on rentre dans une démarche de coaching, même à reculons, on vient chercher quelque chose, et c’est à moi de savoir quoi donner.

Merci Laurent pour cet entretien, ta disponibilité et ton enthousiasme !

Isabel Monville pour altohumano.org – Mai 2009


NDLR : Laurent fait référence à Edgar Morin dans cet entretien, j’aimerai partager avec vous ici ces quelques lignes sur la complexité :
« La pensée de la complexité, on le voit, n’est nullement une pensée qui chasse la certitude pour mettre l’incertitude, qui chasse la séparation pour mettre l’inséparabilité, qui chasse la logique pour s’autoriser toutes les transgressions. La démarche consiste, au contraire, à faire un aller-retour incessant entre certitudes et incertitudes, entre l’élémentaire et le global, entre le séparable et l’inséparable. Il ne s’agit pas d’abandonner les principes de la science classique – ordre, séparabilité et logique – mais de les intégrer dans un schéma qui est à la fois plus large et plus riche. Il ne s’agit pas d’opposer un holisme global et creux à un réductionnisme systématique ; il s’agit de rattacher le concret des parties à la totalité. Il faut articuler les principes d’ordre et de désordre, de séparation et de jonction, d’autonomie et de dépendance, qui sont à la fois complémentaires, concurrents et antagonistes, au sein de l’univers.
En somme, la pensée complexe n’est pas le contraire de la pensée simplifiante, elle intègre celle-ci ; comme dirait Hegel, elle opère l’union de la simplicité et de la complexité, et même, elle fait finalement apparaître sa propre simplicité. En effet, le paradigme de complexité peut être énoncé aussi simplement que celui de la simplicité alors que ce dernier impose de disjoindre et de réduire, le paradigme de complexité enjoint de relier, tout en distinguant.
La pensée complexe est, essentiellement, la pensée qui intègre l’incertitude et qui est capable de concevoir l’organisation. Qui est capable de relier, de contextualiser, de globaliser, mais en même temps de reconnaître le singulier et le concret. »



Travail et Plaisir sont ils compatibles ?

19 mai 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

web_buttonsLes vertus du travail ?

On peut apprendre le meilleur, comme le pire au travail.

1/ Concernant le « meilleur », les travailleurs par la confrontation aux objectifs de la production, échouent, endurent, résistent.

Parce que le travail est « vivant », le salarié développe une forme d’intelligence qui implique de faire l’expérience du réel, d’inventer, d’ajuster par rapport à des anomalies, des situations inédites, des incidents etc. Au bout des échecs, il y a la solution. Elle donne beaucoup de plaisir et de satisfaction. Elle a des vertus apaisantes. Elle vise l’accomplissement de soi. Il est possible de rapatrier cela dans la construction de son identité. On a sa place. On peut légitimement être fier de soi compte tenu de la contribution à l’œuvre collective. On s’aime soi et l’on est armé pour aimer les autres.

Parce que le travail ce n’est pas seulement produire, c’est aussi « vivre ensemble », la coopération dans le travail est un grand apprentissage des règles démocratiques. Le travail permet d’une part, de développer la capacité à définir son point de vue, à apprendre à parler, à identifier ses bonnes pratiques et d’autre part, il permet d’apprendre à écouter. Le travailleur qui contribue qualitativement à l’œuvre collective de l’entreprise, peut espérer en retour une forme de rétribution qui est la reconnaissance. Elle joue un rôle majeur dans la construction de l’identité. C’est l’armature de la santé mentale.

2/ Concernant le pire, on l’a vu : la frustration, l’empêchement d’agir, l’inhibition, l’interdiction de travailler empêchent tout salarié de pouvoir apporter sa contribution à l’œuvre collective. Cela prive de reconnaissance, fragilise, isole. Le doute s’installe. On ne s’aime pas soi-même et on devient haineux vis-à-vis des autres.

Credit Photo Woodsy



La Crise : Une Invitation au Changement

24 mars 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

C’est la crise, on l’entend dire partout, alors doit-on la subir ? ou bien y voir plutôt une invitation au changement, une opportunité d’épanouissement ?

Un  véritable bouleversement, un cataclysme, voilà ce que nous avons le sentiment de traverser aujourd’hui, alors pour bon nombre d’individus, la quête du bonheur et du bien-être arrive en tête de liste des priorités, pour ce qui est des moyens utilisés ou mis en œuvre pour y arriver, c’est une toute autre histoire.

La quête, c’est aussi de se débarrasser des sentiments négatifs qui nous submergent, tout d’abord parce que ce sont des sentiments très désagréables que nous ne savons pas toujours dominer ou évacuer, mais aussi parce que la tolérance se fait moindre à l’égard de ces « gens-là », ces personnes tristes, affligées, consternées et parfois consternantes. Et pourtant, des moments difficiles et douloureux, nous en avons tous connus et/ou rencontrés dans notre vie, alors pourquoi cette absence de tolérance ? Parce qu’elle nous rappelle ce que nous avons aussi été un jour ? elle fait surgir une souffrance du passé ? ou tout simplement parce que l’on craint une éventuelle forme de contagion ?

Et bien aussi fou que cela peut paraître la crise (et pas que financière) est nécessaire, voire même salvatrice car elle permet une remise en question, qui nous fait trop souvent défaut, elle nous permet d’évoluer, d’aller vers ce changement que nous craignions si fort jusque là et qui devient inévitable ! Les sentiments négatifs ont une fonction : nous faire casser un schéma de fonctionnement devenu habituel, leur rôle est donc de nous signaler qu’il est temps de changer et d’adopter une autre stratégie que celle qu’on applique  pour ne pas commettre certaines mêmes erreurs.

Une dernière chose : être heureux en permanence relève de l’impossible, nous devons forcément ressentir nos émotions de base, à savoir la peur, la joie, la tristesse et la colère, sans compter les autres émotions mêlées, c’est ainsi que nous fonctionnons. Les émotions nous informent, sachons les écouter.

Pour conclure, un petit clin d’oeil à la crise que nous traversons tous actuellement, et parce qu’il est bon de sourire :

« Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise, depuis que je suis tout petit c’est comme ça. »

Coluche

Bonne Continuation !

Isabel Monville – Mars 2009