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Conversation avec Aude Roy

17 février 2010 | Catégorie : Collectif, Interview

Aude RoyAujourd’hui alto s’est rendu chez Aude Roy, Coach en Image, mais surtout femme de cœur, tournée vers les autres, vous, moi, le monde ! J’avais prévu 1 heure d’entretien, je suis restée 2 heures… et ça je ne sais pas si elle l’avait prévu, elle… Éclairage sur le Coaching d’Image :

Aude, lorsque vous intervenez, votre prestation concerne la personne en elle-même ou bien est-elle en rapport avec une situation ?

Effectivement, une personne peut ne pas se sentir à la hauteur face à une situation nouvelle, cela peut être être sur un plan professionnel (changement de fonction), ou bien personnel (en rapport avec une rupture, quelle que soit la rupture : divorce, remise en question, une femme qui a eu des enfants qui ont grandi et qui cherche à reconquérir sa féminité etc…) en fait je vais donc toujours m’arrêter sur des choses profondément intimes.

Que trouve-t-on dans votre boîte à outils ?

Lorsque j’interviens, je dois disposer de l’outil approprié, j’ai donc recours à l’Analyse Transactionnelle (AT), à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), au Dialogue Intérieur (DI) j’adore le DI ! Mais j’utilise tout autant mes yeux, ma tête et mon cœur…

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Dialogue Intérieur

C’est très Jungien ! c’est « aller cherchez ses multiplicités intérieures et les accepter, savoir les utiliser » donc c’est tout à fait passionnant et cela me permet de travailler sur des problématiques un peu plus graves comme il peut m’arriver d’en rencontrer… (plus d’informations ici Dialogue Intérieur)

Est ce que l’on est finalement «préparer» lorsque l’on fait la démarche d’aller voir un Coach d’Image ? Je dis préparer car finalement, lorsqu’on pense coach d’image on peut penser «relooking» ce qui n’a rien à voir…

Bien sur que non ! En grande partie, et cela est du à la médiatisation du concept, c’est le relooking avant/après, nous sommes là dans un «j’habille le corps»… c’est très intéressant et très amusant à faire, mais ce n’est pas la partie que je préfère, ce que je préfère moi c’est faire fleurir à l’intérieur, réconcilier l’être et le paraitre, avoir une congruence entre ce que je suis, ce que je sais faire et ce que je montre et ce que l’autre voit de moi aussi, ce qui n’est pas forcément ce que je suis donc nous allons essayer d’aller travailler tous ces aspects là, c’est un travail qui me passionne et qui est passionnant ! Et j’ai donc des problématiques très variées, pas mal de personnes qui sont en questionnement sur leur vie, tout comme dans n’importe quel coaching en somme ! Mais nous allons l’aborder sous un autre angle, sans que cela reste superficiel.

Aude, il arrive que les prestations de coaching soient commandées par l’entreprise pour un de leur manager, donc ce n’est pas la personne elle-même qui est dans une démarche de changement…à partir du moment où les personnes intègrent que le coaching qu’ils feront avec vous ne se fera pas seulement sur la «vitrine», mais qu’il porte aussi sur leur identité, à la fois interne et externe, restent-ils enthousiastes ?

Toutes mes interventions sont explicitées. Je donne à mon client toutes les explications nécessaires, mon client sait jusqu’où on va aller chercher et savent eux-mêmes jusqu’où ils sont prêts à aller. Si la confiance est là les gens vont jouer le jeu, car au delà de l’intérêt professionnel ils y trouvent également un intérêt personnel, et c’est le plus souvent ce qu’il se passe !

Peut -on appliquer le coaching d’image à l’ensemble d’une équipe ?

Oui bien sur, on peut même faire beaucoup plus puisque j’ai travailler sur l’image des caisses Carrefour pour la France ! Les valeurs d’une entreprise se transmettent autant par son image en tant qu’entreprise, mais également par le biais de ses salariés. C’est un travail qui se fait sur la communication. C’est aussi faire accepter la diversité des vendeurs et des vendeuses, quels qu’ils soient, au sein de l’entreprise.

Vous êtes également synergologue, en quoi cela consiste ?

J’utilise la gestuelle comme mode d’écoute visuelle, donc je ne fais pas de comportementalisme, même si j’utilise la PNL en coaching, mais uniquement sur un mode de communication, j’utilise plus favorablement la synergologie, qui n’est valable que si la gestuelle est inconsciente. La synergologie est utilisée en criminologie au Canada, c’est si vous voulez une façon de lire l’autre, dans sa gestuelle, cela se fait en vidéo, avec une personne qui va prendre conscience de sa gestuelle en se regardant, mais si elle est en communication je lui demande de ne plus être avec elle même mais d’être avec l’autre et de bénéficier de ce qu’elle a retiré pour apprendre à «écouter avec les yeux»

Et de vous à moi, il y a des gestes négatifs qu’il faut à tout prix éviter ?!

Non il n’y a pas de geste négatif ! Mais en tant que coach je ne suis absolument pas dans le jugement ni dans le «il faut» ou «il ne faut pas», je suis plutôt dans le «qu’est ce que vous voyez, percevez de vous ?

Alors les bras croisés, les jambes croisées… c’est permis ?!!

Je dirais qu’il s’agit de paléontologie gestuelle, parce que cela ne tient pas compte de nos différences cérébrales, et donc croiser les bras ne veut pas obligatoirement dire que nous sommes fermés, de même que croiser les jambes n’est pas non plus de la fermeture, pour certaines femmes c’est une façon d’être élégante !

Combien de séances seront nécessaire pour une telle prestation ?

Cela va dépendre du budget, en fonction du budget et de l’objectif, nous allons ensemble avec le client déterminer le nombre de séances qui convient.

Travaillez-vous également sur l’image d’une société ?

Je travaille sur les personnes qui travaillent dans la société ! Parfois bien entendu je vais travailler en binôme avec la personne ou l’équipe qui travaille sur l’image d’une société, mais toujours du côté des personnes ! Nous allons travailler ensemble sur l’entreprise mais dans sa globalité : l’image, la marque, les personnes… toujours dans une réelle harmonie et congruence.

Quand il s’agit d’équipe, comment se déroulent les séances ?

Il s’agit de formation sur des ½ journées, avec un maximum de 8 personnes.

Et à ces 8 personnes vous allez leur expliquer, en tenant compte de la morphologie de chaque participant et de leur «style», comment se maquiller, s’habiller etc… ?!

Je n’explique pas car j’insiste : je ne suis vraiment pas dans le conseil ! Je suis en coaching, donc je fais dire, je fais prendre conscience. Le conseil m’intéresse très peu, et puis il n’y a pas de pérennité dans le conseil, enfin selon moi. Bien entendu je leur donne des outils, toujours en les faisant prendre conscience ! Je suis vraiment rentrée dans le coaching, je suis presque née avec cette façon de faire, parce que je trouve que c’est quelque chose de plus pérenne. Lorsque je suis sur le terrain et que je forme des équipes, je vais aussi faire en sorte de leur faire accepter les différences, les spécificités et l’importance de leur fonction au sein de l’entreprise, les revaloriser, revaloriser leur image etc… il s’agit à la fois de leur image interne et externe, et je leur fais faire, sans jamais faire à leur place ! Pour les femmes je vais leur faire prendre conscience de leur féminité, de leurs ressources, afin de les valoriser, bien entendu pour les hommes mon approche va être différente ! Je vais essentiellement travailler avec eux sur la relation entre la fonction, le secteur, leur représentativité, leur exemplarité et leur image, et donc l’image de l’entreprise.

Est-ce fréquent de constater une sorte de décalage entre la personne et la fonction qu’elle occupe ?

Oui parfois il y a un réel manque d’adéquation entre la fonction et l’image, un manque de représentativité aussi, cela peut être aussi dans le management, un défaut d’exemplarité qui va être matérialisé par une image inadéquate, ou un comportement.

Et lorsqu’il s’agit de comportement, celui-ci est il facilement décelable ?

Pas toujours chez le coaché lui-même, cela est bien souvent décelé par un N+1, mais c’est aussi mon travail que de savoir déceler ce qui ne se voit pas de prime abord ! La peur de la prise de responsabilités par exemple, il y a toute cette partie très mouvante de savoir que «je me dirige vers l’inconnu, alors dois-je m’agripper à ce que je connais déjà», c’est sur cette partie un peu informe que je vais intervenir, et c’est tout à fait passionnant car ce n’est pas autre chose que l’image ! Je vais donc aider la personne à prendre ses marques et à rentrer dans sa nouvelle fonction.

Alors mon Image c’est mon attitude, ma posture, mes vêtements, mes cheveux… à partir de là vous avez les éléments pour faire avancer ?

Oui bien sûr ! Tout cela fait partie de ce que vous êtes et de qui vous êtes ! Cela me permet d’avoir tout un tas d’information sur vous, pas votre look, mais VOTRE image, significative de votre parcours, de vos valeurs…

Une personne peut elle être victime de son image ?

Oui bien sur, elle peut se rendre compte que ce qu’elle renvoie de par son image, n’est pas ce qu’elle est réellement, mais elle ne sait pas comment construire une nouvelle image ni par quel bout commencer, et c’est là que mon travail prend forme.

Lorsque l’on vient vous voir, vous établissez un «plan d’action», à partir de quoi ?

Oui bien sur notre collaboration va être contractualisée, ensemble nous posons les objectifs, définissons le nombre nécessaire de séances pour les atteindre, je demande également un travail sur la construction de l’image de la personne, son histoire, ses valeurs, parfois certains clients m’apportent des photos… je vais également faire compléter un questionnaire, qui sera le bilan d’image de la personne et à partir duquel le travail peut commencer.

Le résultat est immédiat ?

OUI c’est immédiat, souvent extraordinaire, parce que parfois au départ il y a de l’appréhension, qui au fur et à mesure laisse la place à la transformation concrète, réelle et positive !

Aude vous venez du monde de la haute couture, parlez-nous de vous

J’ai vu les plus belles femmes du monde, les plus grands artisans de la haute couture, une vie extraordinaire… jusqu’au jour où j’ai donné la vie et je me suis dis qu’il était temps pour moi de ne plus travailler 20 heures sur 24, mais j’ai voulu transmettre cet héritage, cette passion, et venant d’un monde où l’image est reine, j’ai eu envie de partager mes connaissances, et de fil en aiguille, je suis devenue coach d’image, formatrice, j’ai fondé une association… toujours reliée à cette spécificité d’identité, savoir qui l’on est, et comment se présenter à partir de qui nous sommes, c’est assez extraordinaire ! Un de mes premiers clients, était à Mantes la Jolie, au Val Fourré, je suis donc passé directement de la rue du Faubourg St Honoré au Val Fourré, cela a été une secousse incroyable et je me suis juré que je garderai toujours la diversité dans ma façon d’exercer mon métier, et c’est toujours le cas aujourd’hui, je peux aussi bien travailler avec un directeur général qu’avec des jeunes en difficulté, j’aime le contact et le contact avec le monde, quel qu’il soit : intégration, diversité, parité, toutes ces problématiques très actuelles. Tout n’est pas monolithique, heureusement !

Merci Aude pour  ce moment en votre très agréable compagnie, pour ces précisions concernant le coaching d’image, pour ce partage et cet entretien absolument délicieux. Et j’en profite pour ajouter que vous êtes une personne magnifique (dans les deux sens du terme) et d’une bienveillance débordante, alors pour tout cela, encore une fois : Merci

Styliste de formation, Aude Roy a travaillé quinze ans dans le milieu de la haute couture, elle est présidente fondatrice de l’Association Française de l’Image Personnelle et Professionnelle (AFIPP), , elle accompagne les entreprises et les particuliers.

Aude est également auteur de « Donnez une bonne image de vous«   petit manuel du bon look aux éditions InterEditions

Pour toute information :
www.auderoy.com



Parce que l’Erreur est Humaine

15 février 2010 | Catégorie : Collectif, Partage

L’erreur est humaine… plaît-il ? comment ? en êtes vous certaine ?! parce qu’il me semble que non, l’erreur n’est pas humaine, en tout cas ce n’est pas ce qu’on nous apprends dans notre monde, dans notre monde, il est fortement déconseillé, voire INTERDIT de se tromper, ou bien alors nous avons là le plus remarquable des signes de faiblesse !

Et pourtant il est tout aussi naturel de respirer que de faire des erreurs et se tromper… sauf que l’on peut respirer librement, mais se tromper librement est une autre affaire. En effet, si nous nous penchons sur ce qu’il se passe dès l’enfance, on se rend compte qu’on nous inculque très tôt que « ce n’est pas bien de se tromper »; il faut faire attention, il faut s’engager à ne pas recommencer : mais quoi donc ? la même erreur ?

Personnellement, il y certaines choses que je n’ai pas réussi du premier coup, je me suis donc trompée, et pourtant j’ai recommencé, jusqu’à ce que le résultat me convienne, mais à la base, tout part d’une erreur finalement !

Il faut donc oser et être préparés à se tromper, cela va permettre d’essayer, de donner un objectif et de le rectifier si nécessaire. L’erreur ouvre grand la voie de la créativité, et que serait le monde sans créativité ?! Nous autres adultes, perdons cette capacité, la peur d’avoir tort et de se tromper domine, et nous stigmatisons les erreurs, elles sont une des pires choses que nous pouvons faire et nous devons à tout prix les éviter, même si le prix à payer est de passer à côté des choses qui nous permettent de nous réaliser.

Seulement voilà, nous n’avons pas conscience de ce phénomène, et continuons à éviter les erreurs en pensant bien faire… Je ne fais pas ici l’apologie de l’erreur, je dis juste que l’erreur est humaine, et  que c’est humain d’en commettre. L’erreur va nous offrir tout un tas d’information, notamment sur la stratégie de la réussite. Edison, que je cite souvent, a dit concernant ses nombreux échecs (qu’il ne considérait pas comme des échecs) « Je ne me décourage pas, chaque tentative infructueuse qu’on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant ».

L’essentiel est de toujours garder à l’esprit que nous devons faire les choses en étant en accord avec soi-même, ses valeurs, son identité, sa personnalité… et c’est le choix qui permet cela, parce qu’on aura toujours le choix : de se tromper, de recommencer, de changer d’avis, de décider, d’attendre, d’aller etc… Le CHOIX est un outil phénoménal, c’est le choix qui va nous permettre de faire ou de subir… aussi. Se satisfaire ou se décevoir, voilà ce que permettent les choix. Vous êtes aux commande et vous pilotez votre vie, si vous ne le faites pas, les autres le feront pour vous.



Analyse Transactionnelle, le cursus de formation

25 janvier 2010 | Catégorie : AT, Collectif

Eric BerneForce est de constater qu’aujourd’hui beaucoup de personnes sont « formées » à l’Analyse Transactionnelle (si si), pour éviter tout malentendu, je voudrais revenir ici sur le cursus de formation en Analyse Transactionnelle ainsi que la pratique :

Un minimum de 4 à 6  années (didactique et supervision) est nécessaire avant de pouvoir être prêt pour une accréditation ! mais avant cela il vous faut avoir en poche un 101, et l’AT2 (compter 2 années supplémentaires…) voici le cursus complet :

AT1 : Initiation (officielle avec un examen appelé le 101) de 2 jours pour découvrir l’Analyse Transactionnelle

AT2 : Formation Théorique Avancée (compter une année pour ce cursus)

AT3 :

Didactique : apprentissage de la pratique

Supervision : accompagnement dans sa pratique (par des TSTA)

AT4 : Certification Européenne CTA (Analyste Transactionnel Certifié)

Ensuite, il est tout à fait possible de continuer afin de devenir formateur et enseigner aux CTA.

Voici maintenant les titres que vous pouvez rencontrer concernant les analystes transactionnels :

CTA : Certified Transactional Analyst

PTSTA : Provisional Teaching/Supervising Transactional Analyst

TSTA : Teaching/Supervising Transactional Analyst

Les « praticiens » ou encore « spécialistes » en Analyse Transactionnelle ne sont pas des titres reconnus par les structures officielles, cela ne veut pas forcément dire que vous êtes entre de mauvaises mains, mais cela appelle au questionnement, alors n’hésitez pas à interroger votre interlocuteur sur sa formation.

Exercer en tant qu’Analyste Transactionnel requiert un cursus de formation long et rigoureux ainsi que le respect du code de déontologie édité par l‘EATA (Association Européenne d’Analyse Transactionnelle).

Il est à noter, et c’est ce qu’il y a de plaisant avec l’Analyse Transactionnelle, qu’elle a un effet réel et immédiat, autrement dit, il est tout à fait possible d’utiliser certains concepts AT dans sa pratique professionnelle, la certification étant l’aboutissement de centaines d’heures d’apprentissage et de pratique sous la supervision d’ un TSTA, mais en ayant toujours conscience de ses propres limites, l’AT étant un outil très puissant, il faut donc l’utiliser avec discernement.

L’Analyse Transactionnelle étant une Théorie de la Communication, une Théorie de la Personnalité et une Théorie de la Structure & Dynamique des Groupes et Organisations, ses concepts sont très largement utilisés dans beaucoup de métiers qui touchent l’accompagnement des personnes et des entreprises (coaching, consultants, conseil & accompagnement…). Il existe également plusieurs champs d’application :

- Organisations

Conseil

- Éducation

- Psychothérapie

Selon le champ d’application, l’approche ne sera pas la même bien entendu, mais je m’engage à revenir très prochainement sur altohumano pour vous en dire plus sur l’Analyse Transactionnelle, alors à très bientôt !

Pour plus d’informations rendez-vous sur les liens suivants :

Wikipedia

AnalyseTransactionnelle.fr

Atorg (école de formation)



Et si on l’ouvrait ?

13 janvier 2010 | Catégorie : AT, Collectif

Le Cadre de Référence

On peut définir le cadre de référence comme le petit «gloups» que l’on fait lorsque quelqu’un fait ou dit quelque chose qui nous dérange ou étonne… parce que cela ne correspond pas à notre façon de penser ou de faire, c’est d’ailleurs souvent à partir de là que se font les jugements.

Comment réagiriez-vous si nous nous rencontrions pour la première fois lors d’un séminaire ou pour une séance de travail et qu’en me présentant je vous prends dans mes bras et vous embrasse au lieu de vous serrer la main ?? Vous penseriez que je suis complètement allumée !! parce que mon comportement ne correspondrait en RIEN à votre cadre de référence social, qui dit que l’usage est de se serrer la main lors d’une première rencontre.

Le Cadre de Référence fournit à l’individu un ensemble cohérent de perceptions, de concepts, de sentiments et d’actions, qui lui sert à se définir lui-même, les autres et le monde, de façon structurale et dynamique. Il agit comme un filtre par rapport à la réalité.

Voici les zones impactées par le Cadre de Référence
- rôle dans la société
- sens du bien et du mal
- sens de l’esthétique
- perceptions
- façon de résoudre un problème
- rites, comportements sociaux et culturels
- les pensées, sentiments, comportements

Le Cadre de référence est un peu comme notre colonne vertébrale, à la fois notre solidité et notre fragilité. Les principes de réalité entrent dans dans le Cadre de Référence : il existe 2 réalités à la fois, celle que je vois et celle qui est réellement…

Avantages

Le Cadre de Référence structure un individu, lui donne des repères l’empêchant d’être perdu, lui permet de faire des choix rapides sans bouleversement de ses habitudes, lui donne un cadre de conduite, un sentiment d’appartenance sociale satisfaisant le besoin vital de sécurité (MASLOW), et des «zones familières de confort».

Inconvénients

- il peut parfois agir comme un filtre par rapport à la réalité
- il peut transformer la réalité pour la rendre compréhensible par l’individu. L’individu est «déconnecté» de la réalité ce qui l’empêche d’agir de manière adaptée, ce qui le limite dans son «autonomie», son développement.

Le Cadre de Référence est limité si :

- les valeurs, pensées, comportements… n’évoluent pas de génération en génération : c’est limitant quand le monde change rapidement et que l’on n’est pas programmé pour s’intéresser aux évolutions, aux différences
- les Cadres de Références sont trop éloignés (possibilité de conflits ou d’incompréhension lors des mariages mixtes)
- l’environnement est peu ouvert aux autres systèmes
-  les organisations sont centrées sur elles mêmes plus que sur l’extérieur

Plus le Cadre de Référence est petit, plus il manque de contenu, plus il est grand (et c’est cela qui nous intéressent) plus il est riche de contenu et est oxygéner !

Voici quelques moyens d’élargir son Cadre de Référence
- investir d’autres modèles (changer de chemin pour se rendre là où l’on a l’habitude d’aller)
- savoir, apprendre à demander de l’aide, c’est OK de le faire, et humain !!!
- développer sa capacité de «Martien» (apprendre à voir les choses comme si c’était la première fois, sortir de ses habitudes et de sa routine)
- développer sa capacité de perception : nos capteurs !

Plus le Cadre de Référence est large et ouvert,  plus nos choix d’options et de réponses sont nombreux ! La communication devient alors plus facile et améliore ainsi notre qualité de vie.

Un, deux, trois, ouvrez-le !

Credit Photo anafa



Tête à tête avec Isabel Monville

20 octobre 2009 | Catégorie : Interview, Partage

Isabel-IntNBAujourd’hui c’est Isabel Monville qui s’est prêtée au jeu de l’interview  ! Isabel est la fondatrice du réseau altohumano, il était essentiel qu’elle puisse à son tour s’exprimer sur ce site pour nous raconter altohumano. Rencontre :

alto : Bonjour Isabel, pourquoi avoir créé altohumano ?

Isabel : Je voulais donner encore plus de sens à mon travail, en dehors de celui effectué avec mes clients. Ce qui se passait dans les 4 murs de mon cabinet, restait entre ces 4 murs, c’est toujours le cas d’ailleurs (!) mais je souhaitais aller au delà de ces têtes à têtes, de ces échanges. Créer du lien, partager avec un public plus large, communiquer de façon continue, et de manière plus intensive. Voilà le pourquoi.

Quelle est la raison d’être d’altohumano ?

J’ai toujours eu du mal à répondre à cette question ! Non pas que je ne sache pas y répondre, mais tout simplement parce qu’il est parfois difficile de donner une explication à une évidence… D’ailleurs on me le dit souvent, mon «pitch» n’est pas au point (aller je ne résiste pas à la tentation de vous donner une courte définition du pitch : mot anglais désignant la présentation verbale d’une histoire ou d’une idée. Il se compose d’ 1 ou 2 phrases maximum, afin de mieux retenir l’attention de l’interlocuteur [ou public], il doit délivrer un résumé rapide de votre projet, son déroulement, et se termine par un mot final résumant la présentation) mais je me lance : altohumano à pour but de réunir les personnes et de faciliter la collaboration, le partage, les échanges et les liens entre elles. C’est un réseau d’indépendants, professionnels du développement personnel, qui partagent les mêmes valeurs et qui accompagnent les entreprises, les personnes, à la fois sur la scène économique et personnel, dans le but de les faire «Se Révéler…» altohumano est un projet fantastique, qui invite à se trouver et à retrouver un équilibre de vie, que la société actuelle s’acharne parfois à mettre en péril.

«Se Révéler»… tu peux préciser ?

Nous avons en nous, parfois au fin fond de nous, les ressources nécessaires pour dépasser ou affronter une épreuve difficile, une période de questionnement, de changement ou de remise en cause, mais nous ne sommes pas toujours conscients de ces ressources. Je ne pense pas que l’être humain ait été créé pour souffrir. Bien sur, la souffrance est quelque chose que nous devrons connaître à un moment ou un autre de notre vie, mais elle n’est là que pour nous rappeler à quel point la vie est importante, et pourquoi nous devons toujours chercher, et trouver, ce qu’il y a de plus positif en elle. Révéler signifie faire connaître ce qui était jusque là caché, secret, autrement dit la solution est en nous, trouvons-là ! C’est aussi savoir faire émerger ses compétences, ses talents, dont on nous n’avons pas toujours conscience, car nous sommes formatés depuis l’enfance et il ne reste que très peu de place à l’enfant libre qui sommeille en nous. Pour ce faire, il est primordial d’être accompagné par une personne qui dispose de la compétence nécessaire pour réaliser, accompagner ce changement et poser un cadre.

Oui d’ailleurs, à ce propos, il existe 2 sites altohumano, quelle est la différence ?

Voici la version simplifié : l’un est gratuit, l’autre ne l’est pas ! L’un fonctionne comme un blog, l’autre comme un site classique.

altohumano.org est un lieu d’échange, un lieu où auteurs et lecteurs peuvent écrire, partager, échanger autour d’un sujet. Chaque contributeurs, qu’il soit auteurs ou lecteurs, participe à la vie du site. L’objectif est de partager les informations, les connaissances, les expériences liées au bien-être des individus, dans leur globalité. Une sorte de «journal» avec ses actualités, ses rubriques, ses auteurs… La contribution se fait par le partage des connaissances, des pratiques, des outils, et parfois, d’histoires drôles, porteuses de messages…

altohumano.com est une offre de service, orientée vers l’accompagnement des personnes et des organisations. La personne ou l’entreprise qui sollicitera altohumano.com, sera en fonction de sa demande, accompagnée «sur mesure», c’est à dire que selon l’expression de ses besoins, les intervenants seront différents. C’est aussi cela la richesse d’altohumano, combiner les personnes, les compétences et les outils pour une qualité de service idéale.

Des sites autour du développement personnel, il en existe des centaines… quel est ton point de vue sur ce sujet ?

Oui effectivement, et des écrivains aussi il en existe des centaines, des milliers, doit-on conseiller à une personne de ne pas écrire de romans sous prétexte que des milliers d’individus le font déjà ?!

altohumano est né d’un constat : en matière de développement personnel, les offres sont nombreuses, dithyrambiques, pas toujours facile de s’y retrouver. Il existe une sorte de méfiance vis à vis de notre profession, c’est pourquoi altohumano se veut ouvert, clair et facile d’accès.

Beaucoup de personnes me contactent directement pour demander un éclairage sur telle ou telle pratique, lorsque je connais la réponse, je la donne, lorsque je ne la connais pas, j’oriente vers la personne qui saura répondre, loin de tout jugement, chacun est libre de choisir.

Ce projet me trottait dans la tête depuis longtemps, je ne voulais me priver du plaisir tiré de sa réalisation, surtout lorsque l’on sait que l’être humain est fait pour tendre vers le plaisir et éviter la douleur ! Mener à termes, et continuer de mener ce projet est une de mes satisfactions personnelles quotidiennes. Je préfère avoir des remords (de l’avoir fait) que des regrets (de ne pas l’avoir fait) mais l’heure n’est ni aux remords ni aux regrets ! Ce site existe, se développe et voit croître son nombre de lecteurs et de visiteurs chaque jour, n’est ce pas là la meilleure des récompenses ?! Je reste persuadée qu’il ne faut pas essayer de résister à l’envie de construire quelque chose, altohumano est mon apport personnel au bien-être des hommes et des femmes, ma pierre à l’édifice. J’ai toujours eu le souci, mais aussi la satisfaction du travail bien fait, ce qui motive mon besoin de continuer. Confucius a dit un jour « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras plus jamais à travailler un seul jour de ta vie », partant de ce postulat, on peut dire que je ne travaille plus depuis plusieurs années !

Qu’est ce qui te fait plaisir dans la vie ?

De voir des personnes s’épanouir sous mes yeux, et se rendre capable d’atteindre leurs objectifs et une meilleure qualité de vie.
De voir des yeux pétiller de bonheur.
De croire que la coopération humaine est possible.
De consulter les statistiques de mon blog et de voir qu’elle grimpent, grimpent, et que certainement au moins une personne trouvera la réponse à une question qu’elle se posait.
De voir les personnes trouver leur but (c’est trop rare).
De voir mes enfants parler d’alto, le petit bonhomme, comme s’il était un membre à part entière de notre famille :)
et beaucoup de choses encore mais cela prendrait plusieurs pages !

Et qu’est ce qui ne te fais PAS plaisir ?

L’intolérance et les abus de confiance.
Toute forme de renoncement.
De constater que certaines personnes font preuve d’un égoïsme «no limit».
De tourner  autour du pot (perdre du temps est souvent inutile !).
De devoir dire non à mes 2 ados lorsqu’eux aussi veulent poster des commentaires sur altohumano (je sais qu’ils ne seront pas objectifs !).
Dire non, et pourtant parfois c’est essentiel.
et beaucoup de choses encore mais cela prendrait plusieurs pages !

Super, merci Isabel… quoique je pourrais t’appeler Maman ?

Je suis très touchée par ta demande alto, mais c’est de ma tête que tu es sorti… Merci à toi :-)



La vie comme dans un bocal

18 octobre 2009 | Catégorie : Collectif, Partage

Quand il semble qu’il y a « trop » de choses dans la vie, quand 24 h semblent insuffisantes… » Rappelez-vous du bocal :

Il était une fois, un professeur de philosophie qui, devant sa classe, prit un bocal vide et sans dire un mot, commença à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient d’accord pour dire que OUI.

Puis le professeur prit un sac plein de cailloux et le versa dans le  bocal. Les cailloux comblèrent les espaces vides entre les balles de golf. Le professeur demanda  à nouveau aux étudiants si le pot était plein. Ils dirent à nouveau OUI.

Après, le professeur prit un sachet rempli de sable et le versa dans le bocal. Bien sûr, le sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau aux étudiants si le pot était plein. Les étudiants répondirent unanimement OUI.

Tout de suite après le professeur ajouta deux tasses de café dans le contenu du bocal et effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les étudiants se sont alors mis à rire…

Quand ils eurent fini, le prof dit : « je veux que vous réalisiez que le bocal représente la vie, les balles de golf sont les choses importantes comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand même pleines si on perdait tout le reste et qu’il ne restait qu’elles. les billes sont les autres choses qui comptent comme le travail, la voiture, etc… Le sable représente le reste, les petites choses de la vie.

Si on avait versé le sable en premier, il n’y aurait eu de place pour rien d’autre, ni les balles de golf ni les billes. C’est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et tout notre temps pour les petites choses, nous n’aurons jamais de place pour les choses vraiment importantes. Faites attention aux choses qui sont cruciales pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps d’aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le ménage, réparer le robinet de la cuisine… Occupez-vous des balles de golf en premier, des choses qui importent vraiment. Établissez des priorités, le reste n’est que du sable »

Un des étudiants leva alors la main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit : « c’est bien que tu demandes. C’était juste pour vous démontrer que même si nos vies peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours de la place pour une tasse de café avec un ami ».

A méditer….

Merci à Florence pour ce partage !

Credit Photo melodi2



Envisagez demain autrement…

12 octobre 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

Ensize est un outil d’analyse des comportements des personnes sur le principe du modèle DISC, son concepteur William Moulton Marston, psychologue et inventeur, défini la perception de l’environnement d’une personne à partir du contexte dans lequel elle évolue (le contexte, les autres) et plus concrètement c’est la manière dont nos émotions profondes vont nous faire nous comporter dans les situations quotidiennes.

Le modèle DISC, c’est l’association des 4 émotions aux 4 couleurs primaires : le rouge, le jaune, le vert, le bleu. Voici l’acronyme DISC :

D pour DOMINANCE en rouge : capacité de réaction face aux défis ou aux difficultés.

I pour INFLUENCE en jaune : capacité à communiquer idées ou pensées dans le but d’influencer.

S pour STABILITÉ en vert : capacité à s’adapter et à répondre à au rythme environnemental dans le but de le stabiliser.

C pour CONFORMITÉ en bleu : capacité de répondre aux règles et aux codes dans le but de se conformer.

Cet outil est excellent pour les personnes mais aussi pour l’entreprise, il ne remet pas en cause, et permet de mieux échanger et de corriger des dysfonctionnements en matière de communication.

Il ne s’agit ni d’ un test psychologique ni d’un test de performanceil n’y a pas de bons ou de mauvais profils.

L’analyse met en relief les sentiments et les types de comportements. Elle ne donne pas d’indications sur les valeurs, l’intelligence, la compétence, l’expérience, etc.

C’est un outil de réflexion qui permet de mieux se connaître, mieux se comprendre et appréhender, ainsi que les autres !

Les analyses et les documents en découlant peuvent être utilisés pour :

  • développement personnel et professionnel, coaching
  • recrutement
  • mobilité interne
  • management
  • construction d’équipe
  • gestion des compétences
  • formation de vente

Il est parfois difficile d’être réaliste et neutre envers soi même… porter des jugements sur notre propre personnalité peut s’avérer périlleux, nous manquons parfois d’objectivité, bonne ou mauvaise… Connaître les clefs de sa personnalité, les facettes, les forces qui sont moteur en nous,  mais connaître aussi de quelles façons les autres nous perçoivent, lorsque l’on est dans une dynamique d’action et de changement, ou bien simplement dans le cadre d’un travail personnel que l’on a envie de réaliser, pour ne pas passer à côté d’une opportunité de vie, l’analyse Ensize peut répondre aux questions que nous pouvons nous poser, et nous permet d’avancer vers nos objectifs de vie.

Pour toute information concernant les analyses Ensize, rendez-vous ici.



La Connaissance et le Marteau…

5 octobre 2009 | Catégorie : AT, Collectif, Individuel, Partage

MarteauVoici une petite anecdote que je souhaite partager ici avec vous et qui résume assez bien et en un seul exemple la complexité des métiers de l’accompagnement et du conseil  :

Un plombier est appelé pour un panne de chaudière : il a trouvé une valve coincée,  l’a dégagée d’un coup de marteau, la remet en service et a envoyé une facture à son client de 100 euros. Le client s’est plaint de ce coût qu’il juge excessif pour un simple coup de marteau et a demandé une facture détaillée… Le plombier lui répondu comme suit : Frapper la chaudière avec un coup de marteau : 1 euro. Savoir où frapper : 99 euros.

L’accompagnement des personnes et des organisations n’est possible que par la connaissance, la pratique et la compréhension du facteur humain…

Credit Photo Sundstrom



Objectif : Objectif !

1 octobre 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, PNL

cible

Fréquemment, dans la mise en place d’objectif, le plus difficile réside dans le fait  de les déterminer ! Lorsque l’on désire améliorer, transformer ou changer un aspect (ou plusieurs) de sa vie, nous sommes comme bloqués, ne sachant ni par où ni comment commencer.

La première étape consiste à établir et fixer son objectif, de manière spécifique, cette étape est très importante car elle permet  de se mettre intégralement en action (corps et esprit) ! Une règle d’or : toujours formuler son objectif en termes POSITIFS (Je ne veux plus être seul devient Je veux rencontrer quelqu’un) Pour une première fois, préférez un objectif qui ne sous-entend pas une « révolution » dans votre vie, mais plutôt un changement léger, concret et réaliste, qui va vous apporter satisfaction et confiance en vous. Il s’agit d’un exercice personnel, c’est à vous de définir vos objectifs (je parle ici dans un cadre privé), ce n’est pas à votre conjoint, parents, amis ou voisins (si, cela arrive parfois). Nous devons accoucher nous mêmes de nos objectifs ! Sollicitez votre cerveau en permanence, il sera votre allié.

Ne « pensez pas à l’envers » fixez-vous sur ce que vous désirez vraiment, et non sur ce que vous ne voulez pas.

Voici une liste de questions à se poser pour chaque objectif :

  • Mon objectif est-il énoncé en termes positifs ?
  • Est il de mon ressort et sous mon contrôle ?
  • Qu’est ce qui pourrait m’empêcher d’atteindre mon objectf ?
  • Ai-je indentifier une liste d’actions à mener pour l’ atteindre ?
  • Quelle est la première action que je vais mettre en oeuvre ?
  • Existe-t-il un inconvénient à atteindre cet objectif ?
  • Mon objectif est il à court, moyen ou long terme ?
  • Est-ce que je le fais pour moi ?
  • Le résultat dépend-il de moi uniquement (c’est mieux) ?

Critères pour formuler l’objectif , il doit être :

S.M.A.R.T

Spécifique

Mesurable

Atteignable

Réaliste

Temporel

A vous de jouer, et surtout focalisez-vous uniquement sur les aspects POSITIFS !

Credit Photo Sachyn



Les contraintes, un fardeau ?… Pas si sûr…

9 juillet 2009 | Catégorie : Collectif, Individuel, Partage

« L’enfer, c’est les autres » disait Sartre. Faut il prendre cette phrase au premier degré ? je ne pense pas, elle nous renvoie à autre chose, de plus subtil et pénétrant. Il ne faut pas y voir que tous nos malheurs c’est aux autres qu’on les doit.

Les autres nous font prendre conscience de qui l’on est finalement, cela grâce aux interactions. Aux autres, nous devons notre connaissance de soi et parfois, pour notre bien, un bouleversement du mode de fonctionnement qui nous est propre.

C’est dans le regard des autres que nous découvrons nos défauts, notre état émotif, ce qui est moteur en nous et, ce que nous devons parfois accepter de changer. L’enfer véritable est de devenir dépendant du regard des autres, car ce serait la prison assurée…

Les autres font donc quelquefois partie de nos contraintes quotidiennes, tout comme le métro, le temps, la météo, la voisine, le manager, mais aussi la famille, les conjoints, les enfants ! tous ces « autres » qui nous brident et nous défendent d’être réellement et profondément joyeux et jovial.

Cependant une question me taraude : la vie serait elle envisageable sans cela ? sur une île déserte et sans aucune « contrainte » combien de temps pourrions nous tenir ?? Alors laissons de côté l’île déserte et revenons à nos affaires, envisageons une manière plus agréable de vivre nos contraintes et ne nous privons pas des opportunités qui peuvent s’offrir à nous, à condition d’y regarder de plus près.

Acceptons de changer notre regard, notre perception des autres, des évènements et des choses en général. Il est impossible de vivre sans contraintes, rejeter les contraintes, c’est rejeter la Vie. Chaque épreuve, chaque obstacle rencontrés au cours de notre vie nous invitent à nous grandir chaque fois plus, à nous élever en tant qu’être humain, en tant que personne, en tant que mère, père, fils, fille, soeur, frère, ami(e)…

Après chaque difficulté surmontée nous éprouverons la joie, le bonheur… ainsi va la vie, le plus va avec le moins, le froid avec le chaud, le blanc avec le noir. Face à une épreuve, quelle qu’elle soit, apprenons en premier lieu  à accueillir, décrypter puis rassembler et ainsi éviter d’être submergés par des sentiments négatifs et limitatifs. La Vie n’est ni une lutte ni un champs de bataille, elle est énergie et souffle depuis toujours, alors VIVEZ-LA !

Credit Photo Nkzs